9 mars 2016
Les villages veulent des taxis collectifs
Par: L'Oeil Régional
Des trajets réguliers en taxi pourraient bientôt être offerts  dans les municipalités rurales de la Vallée-du-Richelieu.

Des trajets réguliers en taxi pourraient bientôt être offerts dans les municipalités rurales de la Vallée-du-Richelieu.

Six municipalités rurales de la Vallée-du-Richelieu souhaitent mettre en place des trajets quotidiens de taxi collectif.

Saint-Antoine-sur-Richelieu, Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Mathieu-de-Belœil, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Marc-sur-Richelieu ont déposé au ministère des Transports du Québec (MTQ) un plan de développement pour le déploiement d’un service de mobilité rurale dans la région.

Ces six municipalités ont formé un organisme à but non lucratif (O.B.N.L), le Regroupement pour le transport rural, qui est aussi accompagné de la Corporation de développement communautaire de la Vallée-du-Richelieu (CDCVR). Elles demandent au MTQ de financer leur projet de transport collectif.

Parmi leurs propositions, le regroupement souhaite signer des contrats avec des compagnies de taxi pour offrir quatre lignes régulières qui partiront de leurs municipalités pour mener jusqu’à des points de service en transport en commun déjà existant, comme les gares de train.

«C’est de mettre en place des routes de façon quotidienne de taxi collectif, le matin, le soir. Plus, un certain nombre de kilomètres disponibles pour des appels sur demandes en dehors des heures d’achalandage du matin et du soir», explique la directrice générale de la CDCVR, Marie-Claude Durette.

Le regroupement propose aussi la création d’une interface de covoiturage ainsi que l’utilisation de places résiduelles dans les transports scolaires et adaptés, principalement pour les étudiants du cégep.

Une O.B.N.L. temporaire   

La mise en place d’un service de transport en milieu rural est envisagée pour cette année, indique Mme Durette.

Toutefois, les modifications législatives proposées par le gouvernement Couillard dans le domaine scolaire, du taxi et du transport en commun risquent de repousser  le début du service.

En raison de l’incertitude qui plane au-dessus du Conseil intermunicipal de transport de la Vallée-du-Richelieu (CITVR), les six municipalités ont d’ailleurs décidé de créer pour une durée temporaire leur propre O.B.N.L. afin d’assurer le déploiement du projet.

Le CITVR aurait pu être le gestionnaire du service de mobilité rurale, mais le gouvernement Couillard suggère avec son projet de loi 76 l’abolition des 13 CIT de la région de Montréal pour les remplacer par une nouvelle entité, le Réseau de transport métropolitain (RTM).

«Pour ne pas rester en <I>stand-by<I>, les municipalités rurales ont convenu de mettre en place un O.B.N.L. Ça va leur permettre, de un, de faire une demande de financement, mais aussi de donner en mandat le développement et la répartition du service. Ce que nous, à la CDCVR, on pourra assurer le temps que l’autre structure se mettre en place», explique Mme Durette

S’il voit le jour, les municipalités ont l’intention de refiler la gestion du service au futur RTM, affirme Mme Durette.

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