10 mars 2016
Les victimes collatérales des troubles alimentaires
Par: Denis Bélanger
Félix-Antoine Tremblay.

Félix-Antoine Tremblay.

CONFÉRENCE. Les troubles alimentaires font bien plus de dommages que l’on peut croire. Les proches des anorexiques et boulimiques souffrent autant, mais différemment selon le comédien Félix-Antoine Tremblay. Ce dernier a déjà été une victime collatérale de cette maladie et racontera son expérience personnelle au Salon Week-end Santé.

Félix-Antoine s’est aperçu à un certain moment de signes préoccupants chez sa mère. À l’heure du repas, elle ne mangeait pas, soutenant qu’elle n’avait pas faim. Il l’a aussi déjà entendu vomir. Aujourd’hui, sa mère va beaucoup mieux et  est en santé. «C’est un combat de tous les jours. Je suis très fier d’elle», ajoute-t-il.

Mais Félix-Antoine a mis du temps à avoir une discussion sérieuse sur le sujet avec sa maman. Son implication auprès d’Anorexie et boulimie (Aneb) Québec, organisme pour lequel il est maintenant porte-parole, l’aura certainement outillé dans cette démarche.

«Ce sont des maladies qui se vivent dans le silence et le secret. De mon côté, je vivais beaucoup d’inquiétude. Il faut comprendre que quelque chose de plus grand se cache derrière ce trouble.»

Le jeune homme a souffert de se sentir impuissant devant les difficultés de sa mère. «C’est comme regarder une personne se noyer et ne pas être en mesure de se jeter à l’eau pour la sauver.  Avant de sauter, va te chercher des flotteurs ou apprends à nager, lance-t-il. Il faut aller chercher de l’aide quand on se rend compte de quelque chose.»

Il y a une erreur que les proches doivent éviter : aller plus vite que les anorexiques et boulimiques.  «Tu ne peux qu’accompagner la personne. Tu dois être présent, aimant, écoutant et aidant.»

Félix-Antoine prendra la parole au Salon, le 12 mars à 13h15, sur les terrains de tennis du Complexe sportif Sportscene à Mont-Saint-Hilaire. Il sera accompagné de Steffany Trudeau, intervenante chez Aneb Québec.  Ce sera la première fois qu’il livrera son témoignage. Il entend livrer un discours franc tiré directement du cœur.

«Il y a une grande préparation, mais surtout au plan mental. Je n’apprendrais pas de texte par cœur,  renchérit-il. Je suis touché d’avoir une tribune pour m’exprimer. Il faut lever des tabous.»

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