30 novembre 2015
Les résidents de Saint-Antoine-sur-Richelieu privés de quincaillerie
Par: Denis Bélanger
La quincaillerie du 1113, Chemin du Rivage, fermera bientôt ses portes.

La quincaillerie du 1113, Chemin du Rivage, fermera bientôt ses portes.

Les résidents de Saint-Antoine-sur-Richelieu devront parcourir une plus longue distance pour se procurer une boîte de clous ou un tournevis. La quincaillerie BMR Agrizone fermera ses portes le 18 décembre prochain.

Propriétaire du magasin, la Coop Comax en a fait officiellement l’annonce il y a quelques semaines. Tout le matériel devrait être écoulé et les deux employés du commerce relocalisées dans une des autres quincailleries de Comax.

La décision s’explique, selon Comax, par le fait que le bâtiment ne répondait plus aux normes et la direction n’était pas prête à investir. La Coop n’a pas fourni le montant estimé des travaux.

«Les installations de la quincaillerie ont besoin d’investissement majeur afin d’atteindre les normes de conformité du bâtiment. Comme la quincaillerie n’atteint plus nos objectifs établis depuis quelque temps déjà, nous avons conclu qu’il était nécessaire de mettre un terme à ses opérations», commente  le directeur général de la Coop Comax, Patrice Gagnon.

Les quincailleries de Comax les plus proches de Saint-Antoine-sur-Richelieu sont à Saint-Denis-sur-Richelieu, l’autre côté de la rivière, et à Varennes, située à une vingtaine de kilomètres du village de Saint-Antoine.

Un «trou»

Le président de l’Association des gens d’affaires de Saint-Antoine-sur-Richelieu, Michel Lozeau, se désole de cette nouvelle, même s’il l’avait vu venir. «Le magasin tenait beaucoup de produits agricoles qui seront difficiles à se procurer. Nous n’avons pas d’autres magasins semblables dans le village. Nous sommes comme coincés, situés de l’autre côté de la rivière et à mi-chemin entre Beloeil et Sorel. Ça laisse un grand trou.»

Le maire de Saint-Antoine-sur-Richelieu, Denis Campeau, a également réagi. «Nous voyions les choses venir alors que nous savions qu’il y avait beaucoup d’argent  à investir (dans le bâtiment). Je ne pensais pas que ça surviendrait si vite. Ça arrive alors qu’un autre commerce a fermé. Nous allons rencontrer la population pour qu’on puisse se redynamiser.»

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