5 novembre 2015
Les quatre ados de l’Outaouais liés aux alertes à la bombe du 3 novembre
Par: L'Oeil Régional

JUSTICE. Les quatre adolescents appréhendés mardi soir en Outaouais sont bel et bien liés aux alertes à la bombe qui ont paralysé plus de 70 écoles du Québec cette semaine.

Les quatre mineurs, trois garçons et une fille âgés de 16 et 17 ans et résidants de L’Ange-Gardien, Chelsea et Wakefield, ont comparu hier après-midi en Chambre de la jeunesse du palais de justice de Gatineau. Quatre nouvelles accusations ont été portées contre eux, principalement pour menaces et complot.

Les jeunes suspects, dont on ne peut dévoiler l’identité en raison de leur âge, avaient été accusés de méfait la veille. Cette accusation était toutefois reliée uniquement à l’alerte à la bombe du 28 octobre dernier au Cégep Héritage, un collège anglophone du secteur Hull.

Les accusés ont recouvré leur liberté, mais doivent se plier à une kyrielle de conditions. Entre autres, ils ne peuvent communiquer entre eux, posséder un ordinateur ou un téléphone cellulaire, ils doivent respecter un couvre-feu et ont dû payer une caution de 500$.

Bien que l’étau se resserrait sur les quatre adolescents depuis leur arrestation, on ne pouvait confirmer qu’ils étaient à l’origine du branle-bas de combat de mardi à travers les cégeps et écoles de la province.

Dans une lettre difficilement compréhensible et truffée de fautes de grammaire envoyée en pleine nuit, un présumé «collectif contre les syndicats des professeurs» nommé Sceptre Rouge menaçait de faire exploser des bombes placées dans des écoles et des autobus scolaires si les enseignants ne mettaient pas fin à leur grève.

À noter que des perquisitions policières se sont déroulées chez les quatre suspects. D’autres accusations pourraient être portées dans ce dossier, puisque l’enquête se poursuit.

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