17 septembre 2015
Les pancartes électorales moins nombreuses dans la Vallée
Par: Karine Guillet
Les pancartes électorales sont moins présentes cette année dans la circonscription.

Les pancartes électorales sont moins présentes cette année dans la circonscription.

ÉLECTIONS. Alors qu’aux élections de 2011, les pancartes électorales tapissaient bon nombre de poteaux, les candidats de la région s’affichent avec plus de parcimonie depuis le déclenchement de la campagne électorale. Un constat qui s’explique en partie par la longueur plutôt inhabituelle de la course aux votes.

Jusqu’à la semaine passée, la libérale Karine Desjardins et le député néo-démocrate sortant Matthew Dubé étaient les seuls visages visibles dans la circonscription.

«Il y a une très longue campagne. Il faut être respectueux de la population tout en s’affichant et en démontrant qu’on est là, qu’on est présent. Il faut jongler avec ces deux réalités», explique Matthew Dubé.

Karine Desjardins a choisi d’être plus posée. Elle admet qu’elle redoutait d’abord qu’un affichage trop intense, tout au long de la campagne, rebute certains électeurs. «Au mois d’août, les gens étaient encore en vacances. Ils n’avaient pas trop la tête à se concentrer aux élections. Pour nous l’important c’était de démontrer qu’on était organisés», explique-t-elle. Elle admet que cette stratégie lui permettait également de réduire les dépenses reliées au remplacement de pancartes volées, dont elle est déjà victime.

Chez le candidat bloquiste Yves Lessard, l’installation de pancartes à la fête du Travail, un mois après le déclenchement de la campagne,  faisait partie d’une stratégie nationale de ne pas dévoiler les affiches avant le lancement de la campagne et le slogan. «Nous, on pensait que les élections allaient être déclenchées le 13 septembre. On s’est donné un plan de pré-campagne qu’on a suivi», a expliqué le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe.

Impact des réseaux sociaux

L’affichage plus timide des candidats pourrait aussi s’expliquer par une mouvance vers les réseaux sociaux. S’il croit toujours à la place des pancartes électorales dans la campagne, M. Dubé, très actif sur les réseaux sociaux, souligne cependant que d’autres canaux de communications s’offrent également pour faire connaître un candidat.

«Ça permet une interaction, ce que ne peut pas faire une pancarte. L’objet étant de vouloir représenter les gens, il faut savoir pourquoi les gens voudraient qu’on les représente», observe pour sa part Mme Desjardins.

Malgré la diminution des pancartes, Matthew Dubé observe cependant que les électeurs sont de plus nombreux à vouloir afficher leur conviction. «De plus en plus de citoyens nous demandent des pancartes pour leur terrain. Ça ne faisait pas partie forcément de la culture politique québécoise avant.»

Plus de pancartes

Le nombre de pancartes devrait toutefois s’intensifier au cours des prochaines semaines, confirment les candidats. Chez les bloquistes, on fait d’ailleurs savoir que trois équipes de poseurs de pancartes se sont affairées depuis lundi dernier à la tâche et que de nouvelles équipes devraient s’activer dans la région. Karine Desjardins dit également qu’elle a choisi un autre moyen de se faire voir, qui sera visible dans les quatre dernières semaines de la campagne.

Le parti Conservateur a ignoré notre demande d’entrevue.

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