28 novembre 2019
Les mêmes problèmes
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Commençons par un acte de compréhension. Le dernier hiver a été particulièrement marqué par les chutes de neige. Toutes les régions du Québec ont été victimes d’accumulations importantes de neige. Faisait encore froid en avril, souvenez-vous.

L’hiver hâtif de novembre fait déjà craindre le pire et les spécialistes prévoient un hiver long, froid et enneigé pour 2019-2020.
Étrange donc de constater malgré tout que les données globales montrent que la neige est moins abondante de nos jours qu’elle ne l’était il y a 100 ans et que les épisodes de neige sont moins nombreux. Mais, changements climatiques obligent, la pluie est plus présente.
En gros, même si fait frette dans notre coton ouaté, l’hiver dure moins longtemps et il neige moins en général. Ouais, faut le dire à notre cerveau, on n’a pas cette impression en ce froid novembre. Et sans rappeler la grande différence entre climat et température (oui, il peut faire froid à un endroit même si la planète se réchauffe globalement), notre « pays qu’est l’hiver » a été victime de froids particulièrement intenses dans le dernier hiver justement en raison du réchauffement climatique – un truc de vortex polaire dont je vous épargne les détails, je ne suis pas scientifique en la matière. Ça va être plus fréquent comme phénomène.
Contexte nommé, je plonge quand même dans la question qui me turlupine chaque hiver : quand va-t-on comprendre que l’hiver va arriver anyway et qu’il faut se préparer? Chaque première neige, c’est le même branle-bas de combat, course qui débute immanquablement par la date de la pose des pneus d’hiver. On dirait que, chaque année, c’est la première fois qu’on voit de la neige. Et je n’y échappe pas! J’ai moi-même été enlisé dans la neige avec ma voiture (au moins j’avais des pneus d’hiver). Mais j’avais un petit manteau, pas de gant et j’avais bien entendu laissé ma pelle d’urgence à la maison. Merci au bon samaritain otterburnois de m’avoir sorti de mon banc de neige avec une strap improvisée.
Le déneigement, c’est toujours la même patente aussi d’une année à l’autre. Vrai, le dernier hiver a été particulièrement hideux. Ça n’a pas empêché 118 personnes de se plaindre du ramassage à la Ville de Belœil. Je vous laisse en juger, mais trop de Belœillois m’ont fait part de leur colère devant ce fameux concept de « rue blanche » (façon poétique de dire qu’on ne déneige pas une rue secondaire).
D’ailleurs, les plaintes ont poussé la Ville à revoir son approche, en commençant par désigner un contremaître de nuit pour la neige. Les rues secondaires devraient aussi recevoir un peu plus d’amour.
Reste que pour un truc qui arrive chaque année, l’hiver arrive encore à nous surprendre. On modifie une simple petite règle comme la tolérance pour du stationnement de nuit et c’est le bordel. L’hiver dernier, Mont-Saint-Hilaire a remis 235 contraventions à des automobilistes qui avaient laissé leur voiture dans la rue lors d’une opération de déneigement. L’embauche d’un agent de stationnement avait même permis d’accélérer la cadence dans l’émission de contravention et la Ville a confirmé que des agents surveilleront encore les rues cet hiver. Pis, Belœil se donne même le droit de remorquer la voiture des fautifs.
Mais bon, on finira peut-être par apprendre. En passant, j’écris ces mots, on annonce de la pluie en milieu de semaine pour la région de Montréal. Sortez vos patins!

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