27 mai 2020
Fin du secondaire
Les finissants doivent faire le deuil des dernières célébrations
Par: Sarah-Eve Charland

Layla Galarneau ne pourra pas porter sa robe achetée pour le bal de fin du secondaire. Photo Robert Gosselin I L’Œil Régional ©

Les finissants des écoles secondaires ont quitté leur école à la mi-mars sans savoir qu’ils ne pourraient plus vivre les célébrations entourant la fin du secondaire. Pour plusieurs d’entre eux, cela signifie de faire le deuil de l’ensemble des célébrations entourant la remise des diplômes.

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Le gouvernement du Québec a annoncé que les écoles secondaires rouvriront seulement à l’automne. Pour les finissants, cela signifie qu’ils ne pourront retourner à leur école avant de recevoir leur diplôme. Les écoles de la région ont toutes dit travailler sur d’autres options qui permettront de célébrer les finissants, mais n’étaient pas prêtes à dévoiler les détails.

« J’étais vraiment triste. La dernière journée d’école, je n’en ai pas profité autant que j’aurais voulu. Ça m’a choqué. Je ne pensais pas que c’était ma dernière journée », affirme Massimo Lortie, qui fréquentait l’École internationale de McMasterville.

Ce dernier ne pourra vivre ni son bal ni son après-bal, mais il est surtout déçu de ne pouvoir vivre la remise des diplômes où se déroule le traditionnel lancer du mortier.

« J’ai vu que des écoles allaient avoir un bal. Il y a des élèves, dans d’autres écoles, qui ont pu vivre quelque chose avec la distanciation sociale. Les activités de fin du secondaire, comme le bal, étaient organisées par des élèves avec la supervision des enseignants. On n’a pas d’information. On se sent moins impliqués », estime-t-il.

De son côté, Layla Galarneau, finissante à l’école Polybel, avait acheté sa robe de bal en janvier. « La première chose que j’ai pensé, c’est que mon secondaire 5 allait être plus facile que je pensais. Et je me suis dit que j’avais payé ma robe beaucoup trop cher. Au final, ça ne me dérange pas trop qu’il n’y ait pas de bal des finissants. Moi, c’était plus la remise des diplômes que j’attendais. C’était ce moment qui allait mettre fin à mon secondaire. »

Elle dit bien vivre le confinement, ce qui lui a permis de réduire plusieurs stress. Ce n’est qu’au moment où elle a récupéré ses effets à l’école qu’elle a réalisé à quel point la situation l’affectait.

« J’ai vu ma prof de français. Quand j’en parle, je deviens émotive. C’est une prof avec qui j’ai un lien assez particulier. On se parlait de tout. J’allais la voir sur l’heure du dîner parfois. Quand je l’ai revue en allant chercher mes effets scolaires, ça m’est rentré dedans. C’est là que j’ai réalisé que ça pouvait m’affecter plus que je pensais au début. »

Grégory Saint-Amand a participé à l’organisation de l’après-bal pour l’École secondaire Saint-Joseph à Saint-Hyacinthe. L’école secondaire a fait parvenir à ses finissants une note pour indiquer que le bal n’était pas annulé, mais reporté. Malgré tout, il devra mettre une croix sur l’événement puisque son entrée au cégep compliquera la tâche. Il a remboursé les billets qui avaient été achetés pour l’après-bal.

« Je suis déçu ne pas avoir de bal et d’après-bal. Ce qui va me manquer le plus, clairement, ce sont mes amis et mes profs. J’aurais voulu dire au revoir à mes professeurs. Avec mes amis, on s’est dit qu’on allait faire une visite à l’école pour voir les professeurs dès qu’on va pouvoir. […] On aurait aimé avoir une dernière journée. On a beaucoup de questionnements. On vit une journée à la fois. Mais pour vrai, ça va bien », assure Grégory Saint-Amand.

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