4 février 2021
Les enseignants votent pour un mandat un de grève
Par: Sarah-Eve Charland

Photothèque | L’Œil Régional ©

En négociation depuis près d’un an, les enseignants et le personnel de soutien du Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) se sont prémunis d’un mandat de cinq jours de grève.

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Les enseignants ont voté à 68% en faveur du mandat de grève. Le personnel de soutien a adopté un mandat de grève à la hauteur de 67%. Les enseignants et le personnel de soutien en défaveur se demandaient surtout si c’était le bon moment d’adopter le mandat de grève, selon le président de Syndicat de Champlain, Éric Gingras. Bien que le syndicat ait en main un mandat de grève de cinq jours, il ne compte pas l’utiliser de si tôt.

« On attend de voir. On voulait se doter d’un mandat afin de dire au gouvernement que nous sommes sérieux dans nos démarches, mais nous ne sommes pas obligés de l’utiliser. […] Je dis même à la population: aidez-nous à ne pas les utiliser en lançant un message au gouvernement. Quand le gouvernement dit que l’éducation est importante, les membres ne le sentent pas », mentionne M. Gingras.

Les négociations pour le renouvellement de la convention collective ont commencé en janvier 2020. La convention collective s’est terminée le 31 mars 2020. Les négociations achoppent principalement sur les conditions de travail qui pourraient permettre une meilleure attraction et une meilleure rétention du personnel, selon M. Gingras.

Le Syndicat demande un rehaussement du salaire. Il dénonce aussi les suggestions du gouvernement qui alourdissent les tâches des enseignants. « Le gouvernement demande encore des redditions de compte. Il augmente les obligations. Par exemple, les enseignants ont un certain nombre d’heures qu’ils peuvent utiliser comme ils veulent. Ils l’utilisent pour corriger ou faire de la planification. Là, le gouvernement demande à ce que ce soit possible d’assigner les enseignants à des comités durant ces heures. Au final, on dit aux enseignants qu’ils doivent corriger et planifier à la maison, mais pourtant, ça fait partie de la job. Le gouvernement en demande plus sans mettre plus d’argent. »

Pour le personnel de soutien, le Syndicat demande aussi une bonification des salaires jugeant l’écart trop grand entre les secteurs privé et public. Le personnel de soutien doit aussi s’accommoder d’horaires coupés et d’emplois précaires. Le Syndicat veut obtenir des conditions de travail pour assurer des emplois stables.

Le personnel de soutien encadre les éducatrices spécialisées, les éducatrices en service de garde, les techniciens en informatiques, les secrétaires et le personnel d’entretien. « Ce sont tous des endroits où c’est difficile de recruter. Ce l’était avant la pandémie. On est en pandémie, c’est encore le cas. Et ça le sera après la pandémie. On espère que ça va changer. »

Le ministère de l’Éducation a choisi de ne pas émettre de commentaire sur le sujet.

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