7 juin 2018
Programmation 2018-2019 de l’Arrière Scène
Les directeurs artistiques se mettent à table
Par: Olivier Dénommée
Serge Marois, Eveline Payette et Simon Boulerice. Photo: Robert Gosselin

Serge Marois, Eveline Payette et Simon Boulerice. Photo: Robert Gosselin

Pour sa 42e saison, l’Arrière Scène, centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse en Montérégie, a misé sur un bel éclectisme: certaines pièces retenues marquent par leur légèreté et leur côté ludique, alors que d’autres abordent des sujets plus profonds, mais toujours dans l’optique de s’adresser à un jeune public. Les codirecteurs artistiques, Serge Marois et Simon Boulerice, ont dressé les grandes lignes de ce qu’ils réservent à la jeunesse dès cet automne.

La saison débute avec une nouvelle création de l’Arrière Scène, À table!, du théâtre sans paroles. «C’est du théâtre d’objets et d’acteurs pour un public de 4 à 8 ans. On a été inspirés par l’idée d’un repas autour d’une table, où trois personnes de pays différents doivent communiquer, mais n’arrivent pas à se comprendre», mentionne Serge Marois. «Au départ, c’est très protocolaire, puis, petit à petit, on va révéler l’enfance des personnages», ajoute Simon Boulerice. À table! se veut «très ludique et très musical» et sera présenté devant un public familial le 28 octobre.
Si cette pièce assume son côté festif, d’autres pièces présentées lors de la prochaine saison arriveront à mêler l’humour et des sujets plus «engagés et graves»: «Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir et Mon Petit Prince abordent le thème de la mort. Dans les deux cas, il y a une urgence de vivre», remarque Simon Boulerice, qui assure que ce sujet triste sera traité avec légèreté et positivisme. «Dans le cas de Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir, on est dans le théâtre masqué, presque dans le clown», ajoute Serge Marois.

Actualité et intemporalité
Le coup de cœur de l’Arrière Scène va à Je suis William, adressé à un public au tournant de l’adolescence. «C’est un spectacle féministe où on montre que c’est la sœur de William Shakespeare qui a l’intelligence face à un frère plutôt sot, commente Simon Boulerice. C’est touchant et drôlement pertinent de montrer un personnage féminin dans l’ombre, mais en qui ça bout!» Selon le codirecteur artistique, ce sujet est «dans l’air du temps» tout en étant intemporel. «Je crois que Je suis William sera encore pertinente dans 10 ans», prédit-il.

Représentation adaptée sensoriellement
Après le succès de la première représentation adaptée sensoriellement de Les mains dans la gravelle pour répondre aux besoins des enfants autistes et leur famille, l’Arrière Scène récidive en présentant la pièce Marco bleu (adaptée du livre Même pas vrai de Larry Tremblay), du théâtre de marionnettes adressé aux enfants de 5 ans et plus. La représentation supplémentaire a été rendue possible grâce à une collaboration de Power Corporation du Canada. Quant à la campagne de financement public, son objectif de 3000 $ est presque atteint et pourra contribuer à augmenter l’offre pour ce public qui n’a normalement pas la chance d’aller au théâtre. Pour information: arrierescene.qc.ca. (

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