11 septembre 2019
Les conservateurs ont maintenant une candidate
Par: Denis Bélanger

Véronique Laprise. Photo gracieuseté

Véronique Laprise, une femme ayant grandi à Saint-Bruno-Montarville et servi dans les Forces armées canadiennes, représentera le Parti conservateur du Canada (PCC) dans la circonscription de Belœil–Chambly. Sa candidature a été confirmée par les hautes instances du parti la semaine dernière.

Mme Laprise s’est enrôlée dans l’armée, comme officière dans l’armée de terre, à l’âge de 17 ans, et a quitté les Forces après huit ans de service en 2015 à la suite d’une blessure à la colonne vertébrale. Elle a également travaillé au Bureau du Conseil privé du Canada et pour la Gendarmerie royale du Canada en tant qu’analyste.

L’aspirante députée a quitté la GRC cet été pour compléter un doctorat en études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke. Son projet de recherche porte sur les groupes extrémistes religieux. « Je m’intéresse donc à la criminalité dans le mouvement religieux et sur les manières dont les policiers peuvent intervenir, et ce, de façon plus efficace, décrit-elle. Le quotidien d’un doctorant est d’amener des nuances auprès de notre entourage ainsi que dans des conférences. Ça aide à défaire les tabous, notamment sur la radicalisation. »

Approchée par un autre candidat
Mme Laprise et le PCC mettent aussi l’accent sur sa pratique de l’activité physique. Elle indique que ses futurs électeurs risquent de la croiser le long de la rivière Richelieu à pied ou à vélo. Elle pratique aussi depuis plusieurs années à Saint-Mathieu-de-Belœil le jiu-jitsu, ce qui lui a permis de faire la connaissance de Mathieu Daviault, candidat conservateur dans la circonscription voisine de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.

« Je voyais aller Mathieu dans sa campagne, il avait annoncé sa candidature assez tôt. Je lui avais dit que je pourrais lui donner des conseils dans les domaines que je connaissais. Puis dernièrement, il m’a contacté, car le PCC avait besoin d’un candidat dans Belœil et mon profil correspondait au parti. »

Un programme qui lui plaît
Véronique Laprise a accepté de se joindre aux conservateurs en raison du chef du parti, Andrew Scheer, qui incarne selon elle un renouveau. « J’aime bien ce que le programme propose pour la famille, l’environnement et le patrimoine. Le PCC veut notamment redonner de l’argent dans les poches des gens. Le parti promet de respecter les compétences provinciales. Dans le volet écoénergétique de la plateforme électorale, le PCC a un beau programme pour le Québec. On veut faciliter à l’intérieur du pays les échanges d’hydrocarbures de l’ouest vert l’est ainsi que les échanges d’hydroélectricité de l’est vers l’ouest. »

La candidate conservatrice n’a toutefois pas voulu renchérir sur le dossier de l’avortement, un sujet qui est clos selon elle. Andrew Scheer a dit que les députés de son parti auraient le droit de déposer un projet pour modifier la loi sur l’avortement, mais a souligné qu’il bloquerait toute tentative pour modifier la loi.

Outre les questions de défense nationale, Véronique Laprise se préoccupe de l’état et de la gestion de la rivière Richelieu. « C’est un attrait touristique important en raison de sa position, plein de gens des États-Unis viennent. C’est le fédéral qui régit la circulation des cours d’eau. »
Ayant entamé depuis peu sa campagne, Mme Laprise n’avait pas encore eu le temps de s’enquérir du dossier de la tour Telus à Otterburn Park.

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