18 avril 2019
Les circuits d’autobus repensés en vue de la construction du REM
Par: Sarah-Eve Charland

Maquette d’une gare du REM Photo gracieuseté

Exo procédera à une révision de son réseau d’autobus pour assurer une meilleure desserte en vue de la mise en place du Réseau express métropolitain (REM), alors que les municipalités de la région ont dénoncé les plans actuels de la station.

Même si la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est responsable de la construction de la station, exo assure travailler avec l’organisation et les différents partenaires de transport sur les besoins en desserte et déterminer les services à mettre en place.

« Certains critères qui seront pris en compte dans cet exercice sont fixés par les ententes survenues entre CDPQ Infra, le gouvernement du Québec et l’ARTM. La clientèle des services sera consultée par exo dans le cadre de ce travail. À l’intérieur de ces balises, exo aura toute la latitude, dans les limites des budgets impartis, pour optimiser ses circuits d’autobus et réviser ses tracés en prévision de l’arrivée du REM et des changements importants qu’il provoquera au niveau des habitudes de déplacements des résidents de la Couronne Sud de Montréal », affirme la conseillère Relations médias chez exo, Catherine Maurice.

Pour cette dernière, il était évident de réviser le réseau d’exo en prévision de la mise en service du REM qui se fera graduellement à compter de 2021. « Il est présentement trop tôt pour connaître les tracés et les fréquences de nos lignes après la révision du réseau. Il faut d’abord consulter les citoyens et analyser les besoins exprimés. »

L’équipe du REM ne s’engage pas à effectuer des modifications, mais affirme avoir reçu les préoccupations des villes. « Nous prenons note des préoccupations soulevées par les élus de la Couronne Sud et nous en sommes à analyser les scénarios de référence avec les partenaires pour identifier, s’il y a lieu, des optimisations potentielles », a signé l’équipe du REM dans un courriel.

Elle ajoute que les stations du REM devront favoriser l’accès par une multitude de moyens, dont des stationnements incitatifs pour les autos, des dizaines de quais d’autobus pour le transport collectif, des débarcadères pour les taxis, des cases dédiées pour le covoiturage et des véhicules libre-service ainsi que des supports à vélo pour le transport actif.

« Des accès impensables »

Les municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont Belœil et la MRC de la Vallée-du-Richelieu, demandent de revoir l’aménagement de la station.

La mairesse de Belœil et préfète de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, Diane Lavoie, implore le CDPQ infra (programme de la Caisse de dépôt et placement du Québec), responsable de la mise en place du REM. L’ensemble des autobus, incluant ceux du circuit 300, devra emprunter la même voie à travers le Dix30

« Quand on a vu le trajet des autobus pour accéder à cette station, c’est impensable. Ça ne fonctionnera pas. Que ce soit dans la Vallée-du-Richelieu, Marguerite-D’Youville, Varennes ou Sorel, tous les autobus qui passent par la 30 vont rentrer dans le Dix30 dans le secteur commercial, faire une loupe pour revenir vers la station. Imaginons le nombre de lumières sous lesquelles ils devront passer », déplore-t-elle.

Mme Lavoie souligne aussi que les élus municipaux n’ont jamais été consultés concernant l’aménagement de la station.

« Si déficit [de fonctionnement] il y a, ce sont les villes qui vont payer. Si on décide d’envoyer nos autobus dans des bouchons grandioses, les gens vont décider de ne pas prendre le REM. Ils vont faire autre chose », croit-elle.

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