30 octobre 2015
Les chauffeurs du CITVR sans convention collective
Par: L'Oeil Régional
Les chauffeurs d'autobus du CITVR ont entériné dans une proportion de près de 70% leur nouvelle convention collective.

Les chauffeurs d'autobus du CITVR ont entériné dans une proportion de près de 70% leur nouvelle convention collective.

TRANSPORT. La convention collective des 77 chauffeurs de la CITVR est échue depuis le 31 décembre 2014. La dernière entente de principe a été rejetée par un peu plus de 80% des syndiqués employés par Transdev Québec, lors d’une assemblée tenue le 17 octobre dernier.

Le syndicat et l’employeur ont maintenant fait appel à un conciliateur. Une première rencontre est prévue le 10 novembre prochain. «On part avec l’entente de principe qu’on a là et on est confiant, les deux parties, qu’on va sûrement s’entendre à la suite de l’aide qui va nous être apportée», communique le directeur des ressources humaines chez Transdev Québec, Guy Malboeuf.

Le président du syndicat SCFP local 5232, Claude Gratton, indique aussi que les deux parties ne sont pas «à des milliers de kilomètres de s’entendre».

Il assure par ailleurs qu’aucun moyen de pression n’est envisagé. «Il n’est aucunement question de prendre la population en otage. Il n’est pas question de grève non plus. On est très loin de ça», déclare M. Gratton.

Avantages sociaux

La question des avantages sociaux est au cœur de la négociation et du rejet de la dernière entente.

«Ce qui a accroché le plus, c’est qu’ils ne nous ont donné aucun avantage social de plus», indique Claude Gratton. Le syndicat demande notamment des primes de soir et de fin de semaine.

La signature d’une convention collective sur huit ans dérange aussi. «Ce qui est énorme. Normalement, ça va être trois, quatre ans. Et si tu as d’excellentes conditions, ça peut aller jusqu’à cinq ans, [mais­] très rarement», estime le président syndical.

Un contrat sur huit ans est pour concorder avec l’entente entre le CITVR et Transdev qui est sur huit ans, estime M. Gratton.

Dans la dernière offre patronale, les chauffeurs obtenaient aussi 2% d’augmentation de salaire pour les quatre prochaines années et 2,25% pour les dernières années de la convention collective. Une proposition «quand même» acceptable aux yeux du syndicat.

De son côté, Transdev Québec refuse de commenter les négociations. «On ne négociera pas sur la place publique», a déclaré M. Malboeuf.

 

image