11 novembre 2016
Les cadets lui donnent des ailes «pour la vie»
Par: Denis Bélanger
Martin Pesant compte plus de 2800 heures de vol sur sept types d’appareils.

Martin Pesant compte plus de 2800 heures de vol sur sept types d’appareils.

Lorsqu’il s’est joint aux cadets pour la première fois en 1979, l’Hilairemontais d’origine, Martin Pesant, était sûrement loin de se douter que sa passion le mènerait 35 ans plus tard au poste de commandant du 438e Escadron tactique d’hélicoptères basé à Saint-Hubert.

Le lieutenant-colonel s’est joint aux cadets de la Ligue navale en 1979, à Otterburn Park. Puis en 1982, il est entré dans les rangs de l’Escadron 502 Mont-St-Hilaire des cadets de l’Aviation royale du Canada. Il y est resté jusqu’en 1986, année où il atteint l’âge limite. À ce moment-là, il occupait le poste de cadet-commandant.

Au départ, intégrer les cadets était l’idée de son père. «Il m’avait forcé. Il m’a dit : “Essaye ça pendant un mois ou deux, si tu n’aimes pas ça, aucun problème”. Dans ce temps-là, j’étais plutôt introverti et intellectuel. Je trouvais ça difficile, car cela ne rentrait pas nécessairement dans mes cordes.»

Martin Pesant a rapidement adoré  l’expérience des cadets de l’air.  «J’ai tout de suite vu qu’on pouvait avoir un but. Tu pouvais avoir tes ailes, des cours de pilotage, de survie et de leaderhsip, notamment. L’éventail était assez large, se souvient M. Pesant qui a conservé jusqu’à ce jour son uniforme. Je trouvais ça intéressant, car cela agrandissait mon cercle d’amis. Le cercle d’amis des cadets a toujours été plus fort que celui de l’école.»

Quelques détours

Après avoir complété son séjour chez les cadets, Martin Pesant est demeuré près de l’environnement militaire. Il s’est joint à la Réserve de l’Armée en 1987 et est devenu officier pour les cadets en 1988. Mais il n’avait pas au départ l’intention de mener une carrière de militaire à temps plein.

«Je me suis obstiné à aller à l’université en communication et en science politique, raconte-t-il. J’étais toutefois allé assez loin à l’université pour savoir que c’était intéressant, mais que ça ne le serait jamais autant que d’être pilote dans les forces.»

Martin Pesant s’est ainsi joint le 4 avril 1991 à la Force régulière en tant que pilote avec le Programme de formation d’aspirant officier des Forces canadiennes. Il a pris part depuis à de nombreuses missions. En 1995, il a piloté la première mission des Nations Unies en Haïti. En 1998, il a été en Bosnie-Herzégovine pour l’OTAN. Il a été muté à Saint-Hubert au 438e Escadron tactique a l’été 2004. Pour des motifs familiaux, il a quitté la Force régulière pour joindre la réserve.   Il a pu continuer à œuvrer au sein du 438e Escadron, où il a été promu commandant en juin dernier.

Celui qui demeure sur la Rive-Sud estime que son parcours n’est pas unique et les personnes désireuses de voler dans les airs doivent simplement oser. «Il faut l’essayer. Plusieurs personnes me disent qu’ils auraient aimé ça être pilote dans les Forces et reconnaissent qu’ils auraient dû s’essayer. Qu’est-ce qu’on va regretter le plus? De le faire ou de ne pas le faire?»

 

 

À propos du 438e  

Le 438e est un escadron force totale de la Réserve aérienne. Équipé d’hélicoptères CH-146 Griffon, l’Escadron est en appui aux divers éléments de la Réserve de l’Armée dans la région. Il tient ses racines comme escadron de chasseurs-bombardiers au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Il était alors doté du Hurricane et du Typhoon. Après la guerre, il a été équipé du Vampire et du Sabre, en devenant le 438e Escadron de la Réserve aérienne (Ville de Montréal). Après l’unification, il a pris le rôle d’escadron de la Réserve aérienne, basé à la Base des Forces canadiennes de Montréal, et a été doté des hélicoptères CC-123 Otter et CH-136 Kiowa. En 1981, il a changé de rôle et est devenu le 438e Escadron tactique d’hélicoptères.

Source : Forces canadiennes  

 

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