14 février 2018
L’entraînement sur mini-trampoline, la nouvelle passion de Chantal Ouellet
Par: Denis Bélanger

Chantal Ouellet devait trouver un autre sport pour ménager ses articulations.

Chantal Ouellet s’entraînant sur un mini-trampoline. Photo: Denis Bélanger

Pratiquer un sport intense tout en limitant les impacts pour ménager ses articulations et ses os, voilà la recette que propose Cardio Rebond, un entraînement sur mini-trampoline. Chantal Ouellet, de Saint-Basile-le-Grand, a découvert cette discipline et se donne maintenant comme mission de la partager aux autres femmes ainsi qu’aux hommes.

«Ça travaille tous les muscles du corps. Tu dois toujours être en équilibre sur le trampoline. Il y en a qui peuvent soutenir jusqu’à 400 lb. On peut prendre des poids en sautant, explique Chantal Ouellet. C’est essoufflant et amusant. Ça se fait accompagné d’une musique et le cours dure une heure. Plus la mélodie est lente, plus on peut sauter haut. C’est un sport complet, mais encore méconnu.»

Pratiquant la boxe depuis plusieurs années, Mme Ouellet cherchait un autre sport en raison de douleurs aux articulations. Elle a livré ces dernières années 12 combats amateurs, dont son premier à l’âge de 38 ans. La Granbasiloise a découvert l’entraînement sur trampoline sur les médias sociaux et a décidé de tenter l’expérience. Elle a été rapidement charmée, en raison des nombreux effets positifs.

«J’ai découvert ça à Montréal. Je suis allée une fois, puis je suis retournée plusieurs fois. La directrice a vendu tous ses trampolines pour démarrer une plate-forme en ligne afin de donner des cours à partir de chez elle. Elle ne donne plus de cours, mais elle m’a formée», dit Mme Ouellet qui donne ses cours le soir, depuis plus d’un an, et opère une garderie le jour.

Au départ, elle occupait un local à Longueuil sur le boulevard Taschereau. Elle a trouvé son propre local situé à Saint-Hubert pour ouvrir son centre Cardio Rebond. «Les gens viennent de loin pour faire le cours. J’en ai qui proviennent de Châteauguay et Joliette notamment. Les enfants aussi peuvent en faire.»
Mme Ouellet est fière d’offrir aux femmes de tout âge et de tout gabarit un milieu d’entraînement à l’abri des complexes, préjugés et regard inquisiteurs des autres. «Les femmes de 40 ans n’aiment pas aller dans les gyms. Elles se sentent complexées aux côtés de petites poupounes. J’ai passé ma vie à m’inscrire à des gyms et à ne pas y aller, car j’étais moi-même complexée. Ici, peu importe ton âge et ta taille, tu peux t’entraîner. Les filles ont du fun ensemble. Des fois, elles ont connu de mauvaises journées au travail, mais elles repartent de bonne humeur après l’entraînement.»

Toujours près du ring
Malgré sa nouvelle passion, Chantal Ouellet garde un lien fort au noble art. La boxe a changé sa vie, lui a permis d’être en forme et de découvrir qu’elle avait un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Elle donne des cours de cardio-boxe uniquement pour les femmes à son local de Saint-Hubert. Elle est aussi juge de combats amateurs pour la Fédération québécoise de boxe olympique.

Elle n’est pas la seule membre de la famille passionnée de boxe. Elle a commencé à suivre des cours avec sa fille Jessie-Jayne, qui a aussi monté les échelons dans les rangs amateurs et a même remporté un titre canadien. Son mari, Denis Bélanger, est pour sa part devenu entraîneur à l’Académie Impak MMA de Saint-Mathieu-de-Beloeil.

 

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