13 mars 2020
L’engouement du basket dans la région ne s’essouffle pas
Par: Denis Bélanger

Polybel compte 10 équipes parascolaires de basketball. Photo gracieuseté

Le son d’un jeune driblant un ballon de basketball continue de se faire entendre à répétition dans les gymnases des écoles de la Vallée-du-Richelieu. Le responsable du programme particulier en basketball à l’école secondaire Polybel et maître d’œuvre de la ligue de basket de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), Pierre-Luc Deslauriers, est content de la progression de son sport et espère pouvoir maintenir le cap.

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Le programme des Pionniers de Polybel compte une centaine d’inscriptions. L’école secondaire peut ainsi aligner 10 équipes parascolaires, dont trois composées uniquement de filles. En plus, il y a environ 260 jeunes inscrits dans le cadre de la ligue de CSP du mini-basket.

« C’est plus de 300 joueurs de Belœil, Mont-Saint-Hilaire, Chambly et les autres villes du coin qui ont joué au mini-basket. Le basketball est en hausse, nous le réalisons. Les succès des Raptors ont donné un coup de pouce, c’est certain. Les gymnases sont pleins les midis et le soir, c’est du jamais vu. On continue de travailler fort pour aller chercher de nouveaux jeunes pour leur faire réaliser qu’ils peuvent pratiquer d’autres sports que le hockey », ajoute M. Deslauriers qui est également enseignant d’éducation physique à l’institution d’enseignement.

M. Deslauriers et ses partenaires s’efforcent de démocratiser le basketball pour tous. « Nous acceptons les jeunes provenant de divers programmes scolaires pour faire des ateliers de basket. Nous prenons tout le monde, on va prendre les jeunes du compétitif et ceux du récréatif et nous faisons des exercices pour travailler la forme et la préparation physique. Et de plus, on joue énormément, et les jeunes ont du plaisir. […] Quand les jeunes arrivent en premier et deuxième secondaire, ça peut être plus difficile, mais on ne les lâche. En quatrième et cinquième, ils arrivent avec un gros volume d’entraînement et ça paraît. »

Les responsables du basketball ne font pas non plus de discrimination sur la grandeur des joueurs, même si les joueurs de près de 7 pieds sont légion dans les rangs professionnels. « Nous avons beaucoup de petits joueurs. Notre valeur numéro un est le travail. […] On travaille fort, peu importe le gabarit. J’aime mieux prendre un plus petit mille fois plus motivé qu’un grand qui se traîne les pieds. Nous voulons travailler avec les jeunes prêts à se donner à fond. Si nous avons un grand joueur motivé, tant mieux. Mais il faut être patient avec les grands alors que les garçons ont une poussée de croissance vers 13 ou 14 ans. »

Le basketball a aussi un effet positif sur le parcours scolaire des joueurs. « 70 % de ma clientèle sont des garçons. Ils bougent beaucoup en classe et ont besoin de dépenser beaucoup d’énergie. Nous utilisons le basket pour que les gars aient un bon comportement à l’école et un bon rendement académique. On s’attend d’eux qu’ils travaillent fort en classe et un encadrement est ainsi fait. »

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