23 janvier 2020
Nouvelle série jeunesse
L’effet secondaire, le dernier bébé de Jean-Sébastien Lord
Par: Olivier Dénommée
L’Hilairemontais Jean-Sébastien Lord a participé à l’adaptation de la série jeunesse L’effet secondaire, diffusée sur ICI Radio-Canada Télé depuis le 10 janvier. Il a scénarisé et réalisé une bonne partie des 52 épisodes qui sont déjà tournés.
Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

L’Hilairemontais Jean-Sébastien Lord a participé à l’adaptation de la série jeunesse L’effet secondaire, diffusée sur ICI Radio-Canada Télé depuis le 10 janvier. Il a scénarisé et réalisé une bonne partie des 52 épisodes qui sont déjà tournés. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Série jeunesse qui connaît du succès aux Pays-Bas, Brugklas est devenue L’effet secondaire sous l’impulsion de la productrice Diane England de Zone3, qui est tombée en amour avec le concept. Elle a notamment fait appel aux talents du cinéaste hilairemontais Jean-Sébastien Lord, qui est derrière une autre série jeunesse à succès (Jenny), pour la scénarisation et pour la réalisation de plusieurs épisodes. La première saison est diffusée, depuis le 10 janvier, deux épisodes à la fois le vendredi à 17 h sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé.

Jean-Sébastien Lord a consacré la dernière année à cette nouvelle série. « Les 52 premiers épisodes de 11 minutes ont été adaptés et tournés. Sur ceux-là, j’en ai scénarisé 38 et réalisé 26. Le défi principal a été, au niveau des dialogues, de garder ça simple et d’éviter de “faire jeune” », reconnaît-il. L’autre défi était le tournage, qui s’est fait de façon simultanée par deux équipes (la sienne et celle de Guillaume Lonergan, l’autre réalisateur de la série) et qui aurait très bien pu devenir un « cauchemar logistique ». « Les 52 épisodes ont été tournés cet été en 13 jours, à raison de quatre épisodes par jour de tournage. Faire les horaires était un jeu de Lego assez complexe! », résume-t-il.
Quant à l’adaptation de la réalité hollandaise à celle du Québec, elle s’est fait beaucoup plus naturellement que prévu. « On avait beaucoup d’inquiétudes au début, mais les préoccupations des jeunes sont les mêmes partout : l’intimidation, les premières amours, etc. Un ado reste un ado! »

Authenticité
L’expérience de L’effet secondaire a aussi permis à Jean-Sébastien Lord de découvrir des jeunes aussi talentueux qu’attachants. « En audition, on a vu plus de 300 jeunes et on cherchait ceux qui se rapprochaient le plus du tempérament des personnages que l’on voulait créer et qui sont naturels. On voulait des jeunes qui avaient l’air vrais », soutient-il. C’est pourquoi le mot « authenticité » lui vient tout de suite en tête pour décrire la force de cette série qui reprend les codes du « docu-réalité », même si tout est scripté. « Les personnages ne sont pas plus grands que nature ni des caricatures. Ce sont des gens à qui les ados pourront s’associer », considère-t-il.
« Dans chaque épisode, on a essayé de trouver un angle original. Au fil de la saison, on apprend à connaître les personnages principaux, mais on voit aussi des personnages épisodiques qui prennent le lead le temps d’un épisode, ce qui permet d’éviter des redondances. L’idée de l’émission, c’est qu’on va un matin dans une école secondaire et qu’on suit ce qui arrive à untel. Ça a des répercussions jusque dans le jeu de caméra, qui n’est pas toujours bien placée pour suivre l’action, comme si elle ne savait pas ce qui allait se passer », poursuit le cinéaste.
Rencontré après la diffusion des deux premiers épisodes, Jean-Sébastien Lord s’est dit fier des premières réactions, très positives, qu’il a entendues. « Les premières réactions semblent excellentes, la série est accueillie comme un vent de fraîcheur. » Les premiers 52 épisodes qui ont été tournés seront étalés sur deux saisons, mais les saisons 3 et 4 seraient déjà en développement, signe que l’aventure de L’effet secondaire pourrait s’étirer encore longtemps si le succès est au rendez-vous. « On aborde parfois des sujets très durs et on tenait à ne rien aseptiser. On espère que la série deviendra un moteur de discussions pour les téléspectateurs. L’avenir nous dira si c’est un pari réussi! »

Jenny toujours d’actualité
Les deux premières saisons de la série jeunesse Jenny, mettant en vedette Émilie Bierre, ont connu et connaissent encore un immense succès populaire et critique. « La seconde saison a été encore mieux accueillie que la première et la série fait encore son chemin », note celui qui a scénarisé et réalisé l’entièreté de la série et qui n’est pas prêt à dire que la boucle est bouclée après deux saisons. « J’attends des réponses », se contente-t-il de dire avec le sourire. En attendant, l’engouement semble toujours d’actualité alors que les nominations et distinctions se multiplient autour de Jenny et que des diffuseurs étrangers se sont montrés intéressés par cette série.
C’est sans parler des autres projets stimulants, dont Jean-Sébastien Lord ne peut pas encore parler pour le moment, qui seraient à prévoir dans les prochains mois. Ce n’est vraisemblablement pas en 2020 que le résident de Mont-Saint-Hilaire va se reposer!

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