19 avril 2016
L’école en plein air, bientôt une réalité à Cedar Street
Par: Karine Guillet

ÉDUCATION. L’école primaire Cedar Street aura sa propre classe extérieure juste à temps pour le retour des beaux jours.

«Ça fait plusieurs années que je vois mes profs sortir aux mois de mai et juin parce qu’il fait trop chaud dans l’école pour aller à l’ombre devant l’école. L’idée m’était venue de créer une classe extérieure», explique le directeur de l’école, François Couture.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’école de sensibiliser davantage les élèves aux bienfaits du plein air. Concrètement, la classe pouvant accueillir 32 élèves sera constituée de quatre tables à pique-nique aux couleurs du logo de l’école. Les élèves pourront y travailler en équipe, lire, écrire et s’inspirer du décor.

«L’idée, c’est que nous voulons sortir de l’enseignement magistral. On veut sortir des murs de l’école. C’est aussi une direction qu’on a prise il y a quelques années. Il y a plusieurs profs qui [préfèrent] les tables plutôt que les pupitres.»

L’idée de la classe extérieure s’inscrit également dans le cadre du projet <I>Growing together: Communécole<I>, au sein duquel tous les élèves de l’école sont sollicités pour la création d’un mur vert. Les élèves de l’école pourront utiliser la classe verte pour travailler sur le projet de mur vert.

Les élèves de maternelle et première année font du vermicompostage, alors que le deuxième cycle plante des graines dans des réceptacles de nylon recyclés. La structure du mur même, à base de grillage, a été pensée par les élèves de troisième cycle. Les réceptacles des élèves de deuxième cycle seront par la suite incorporés au mur extérieur. Les élèves ont également travaillé avec un artiste à la création d’une vidéo relatant le parcours de création du mur. «En fin de compte, l’idée c’est d’inviter les personnes âgées de la communauté à venir lire aux élèves. En échange, nous on va leur faire du thé à partir des plantes que nous aurons fait croître de A à Z», explique M. Couture.

Le projet de mur vert avec la contribution des artistes représente un investissement d’environ 7000$ en subventions. La classe verte a pour sa part coûté environ 10 000$. La Ville de Belœil, qui utilisera le site de l’école Cedar comme camp de jour cet été, a également contribué au projet à la hauteur 5000$.

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