27 avril 2015
L’école du football selon Laurent Duvernay-Tardif
Par: Denis Bélanger
Laurent Duvernay-Tardif (droite) en compagnie de l’auteur de sa biographie, Pierre Cayouette, et l’ancienne Olympienne, Sylvie Bernier, qui signe la préface du livre.

Laurent Duvernay-Tardif (droite) en compagnie de l’auteur de sa biographie, Pierre Cayouette, et l’ancienne Olympienne, Sylvie Bernier, qui signe la préface du livre.

Les jeunes joueurs des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe retiendront sûrement au moins une chose du parcours de l’Hilairemontais, Laurent Duvernay-Tardif. Pour percer les rangs du football professionnel, il faut être un bon «étudiant».

Les jeunes joueurs des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe retiendront sûrement au moins une chose du parcours de l’Hilairemontais, Laurent Duvernay-Tardif. Pour percer les rangs du football professionnel, il faut être un bon «étudiant».

Ici, le terme «étudiant» ne se limite pas qu’aux études. Évidemment, elles doivent être prises au sérieux pour s’assurer un bel avenir après une carrière de footballeur. L’imposant joueur de ligne offensive avait d’ailleurs dit à l’organisation des Chiefs de Kansas City qu’il se voyait pratiquer la médecine dans 15 ans, et non pas sur un terrain de football. Une réponse franche qu’a appréciée Andy Reid, le pilote des Chiefs, qui l’ont repêché à l’encan 2014 de la NFL.

 «Ton cheminement académique est relié à ton succès sportif. Si tu n’as pas une cote R suffisante pour entrer à l’Université, tu n’enteras nulle part au football.»

Un bon «étudiant» au football signifie aussi être prêt à étudier ton adversaire. «Ce qui fait la différence, c’est le temps de préparation et le désir de vouloir déjouer les autres équipes. La quantité de films à regarder diffère grandement entre les rangs collégiaux et universitaires [québécois]. Le nombre de visionnements augmente encore plus chez les pros. Bien sûr, l’aspect physique et l’entraînement sont aussi importants au football.»

Une conversation

Laurent Duvernay-Tardif était de passage jeudi à la bibliothèque du Cégep de Saint-Hyacinthe pour échanger avec les jeunes joueurs de l’équipe collégiale. Des représentants des Redmen de McGill et des Rebelles de Saint-Hubert étaient également présents. Cette conférence a été une initiative d’Henri Potvin d’Active Performance de Belœil qui a aidé le footballeur dans son entraînement.

«Ce n’est pas loin d’être ma 8e conférence avec des jeunes.  C’est très motivant pour moi de pouvoir partager mon message. Quand j’étais assis à leur place, je n’avais pas eu la chance d’avoir quelqu’un pour me dire comment ça fonctionne dans la LCF ou la NFL. Ça commence par une présentation, mais ça finit par prendre la forme d’une conversation. J’aimerais bien continuer à faire ces échanges.»

 

Préparer la prochaine saison

Laurent Duvernay-Tardif prendra la direction des États-Unis cette semaine pour commencer la préparation de la prochaine campagne des Chiefs. Ça devrait demeurer du «sans contact» jusqu’au calendrier présaison, qui commence en août. L’an dernier, Laurent Duvernay-Tardif n’a pas joué en situation de match officiel.

À ce moment-ci, l’athlète demeure prudent dans ses attentes. «C’est sûr que c’est mon but de jouer. Il est trop tôt pour dire quoi que ce soit. Une chose est certaine, quand je vais me présenter au camp d’entraînement en août, il y avoir 20 joueurs de ligne de talent qui vont être prêts à travailler fort. Je dois être là pour me battre pour ma place.»  

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