9 avril 2021
Centre de services scolaire des Patriotes
Le taux de diplomation atteint 83,7 %
Par: Sarah-Eve Charland

Le taux de diplomation chez les élèves du secondaire est en constante amélioration depuis plusieurs années. Photothèque | L’Œil Régional ©

Le taux de diplomation et de qualification a atteint 83,7 % au Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) pour la cohorte qui a commencé l’école secondaire en 2012-2013. La tendance est à la hausse depuis cinq ans et se rapproche de la cible que s’est fixée le CSSP, soit d’atteindre 90 % d’ici 2030.

Publicité
Activer le son

Ce taux concerne les élèves de moins de 20 ans qui obtiennent un premier diplôme ou une première qualification après leur entrée au secondaire. Le CSSP avait établi aussi une cible intermédiaire en 2023, soit un taux de 84 %. Il est sur la bonne voie pour y parvenir.

Le taux de 83,7 % représente les élèves qui ont commencé leur secondaire en 2012-2013. « On est très fier du travail qui a été accompli dans les équipes-écoles pour améliorer ces situations-là. On constate que les tendances observées vont dans la bonne direction », souligne le directeur général du CSSP, Luc Lapointe.

Selon ce dernier, le CSSP a mis en place une série de mesures tout au long du parcours scolaire des enfants, de leur arrivée au primaire jusqu’à la fin du secondaire. Au fil des années, l’organisation a identifié les groupes d’élèves pouvant être plus vulnérables ou ayant des prédispositions au décrochage afin de mieux les suivre pendant leur parcours scolaire.

Les différentes écoles, du secteur jeune et du secteur adulte, ont aussi mis en place des liens de concomitance entre les établissements afin d’offrir des alternatives aux élèves ayant quitté le secondaire sans diplôme.

« Lorsqu’on voit que l’élève a quitté et ne se réinscrit pas, on relance l’élève pour essayer de lui offrir un parcours qui pourrait lui permettre de diplômer ou d’obtenir une qualification. Pour augmenter le taux de diplomation, il faut aller travailler de façon plus spécifique avec des groupes d’élèves un peu plus vulnérables. C’est autour de ces groupes qu’il faut travailler pour leur offrir des possibilités supplémentaires », souligne M. Lapointe.

Réduire les écarts

Le CSSP travaille également à réduire l’écart entre les filles et les garçons. Cet écart s’est creusé légèrement entre la cohorte de 2011-2012 (suivie jusqu’en 2017-2018) et celle de 2012-2013 (suivie jusqu’en 2018-2019), en passant de 6,9 % à 8,4 %. La tendance générale, elle, est en diminution, alors que l’écart était plutôt de 13,3 % il y a cinq ans.

Le plus grand enjeu se situait à réduire les iniquités entre les élèves HDAA (en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage) et les autres élèves. Il y a cinq ans, l’écart atteignait 44,4 % entre ces deux groupes d’élèves. Pour la cohorte de 2012-2013, l’écart a été réduit à 27,1 %.

« On est fiers du chemin qu’on a parcouru. Je le dis à titre de porte-parole. Derrière cette fierté-là, il y a des enseignants, des éducateurs spécialisés, des directions adjointes, des professionnels, des parents d’élèves. C’est tout ce monde-là qui est derrière cette amélioration », souligne Luc Lapointe.

image