4 novembre 2019
Aviron
Le rêve olympique à la portée de Marilou Duvernay-Tardif
Par: Denis Bélanger

Marilou Duvernay-Tardif en action lors des Championnats mondiaux U23 qui se sont déroulés cet été en Floride. World Rowing 

Marilou Duvernay-Tardif. Aviron Canada

Marilou Duvernay-Tardif vient de franchir un pas énorme dans sa route vers une qualification en aviron pour les Jeux olympiques de Tokyo de 2020. La rameuse de Saint-Jean-Baptiste passera les prochains mois à Victoria en Colombie-Britannique afin de participer au camp préolympique.

Plus d’une vingtaine d’athlètes s’entraîneront d’arrache-pied jusqu’à la fin mars à ce camp qui s’est mis en branle le 7 octobre dernier, soit le jour de l’anniversaire de Duvernay-Tardif. Malgré cette belle invitation, elle n’a pas une place garantie dans une embarcation au Japon. « Il va y avoir d’autres sélections éventuellement, mais il faut faire ce camp pour y participer. C’est la première étape », a raconté l’athlète de 19 ans en direct de l’Ouest canadien.

Au départ, Marilou Duvernay-Tardif et son entraîneur avaient comme cible une participation aux Jeux de 2024. « Je me disais que si ça arrivait en 2020, ça serait une belle surprise. Mais j’ai quand même bien fait en compétition internationale ces deux dernières années. »

Près du podium
Celle qui est membre du Club d’aviron de Knowlton doit son invitation au camp à une excellente performance aux championnats canadiens en septembre où elle a terminé 4e au total et ramé contre des femmes de niveau senior. Elle s’est entraînée fort en vue de cette compétition et a été en mesure d’exécuter ce qu’elle faisait en séance d’entraînement.

Plus de 60 femmes ont pris à part à la compétition. Marilou Duvernay-Tardif a connu un départ canon en terminant 3e au contre-la-montre qui servait par la suite à déterminer chaque vague de qualification. Elle a maintenu cette vitesse de croisière pour se rendre jusqu’en finale A.

La jeune athlète admet qu’elle était un peu intimidée à la ligne de départ alors qu’elle faisait face à des membres de l’équipe nationale. En plus, elle n’a pas connu un bon départ pour la finale. « J’étais à l’arrière de tout le monde et je me disais que je passerais une course toute seule. En aviron, on rame vers l’arrière ; si tu n’es pas en avant, tu ne vois pas ce qui se passe derrière toi. »

Duvernay-Tardif a rapidement changé son état d’esprit pour se concentrer sur sa course. Cela a porté fruit alors qu’elle a dépassé deux concurrentes et en a talonné une autre en la dépassant même à quelques occasions. Marilou Duvernay-Tardif a été coiffée par sa rivale à la ligne d’arrivée pour la 3e place. « Je n’y croyais même pas que j’avais terminé quatrième dans les instants qui ont suivi la fin de la course. C’était surréel. »

Pas le temps de pavoiser
Marilou Duvernay-Tardif savoure avec grande modération cette 4e place, sachant très bien qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir. « Oui, ça a été une super belle expérience, mais il y a toujours plus à aller chercher. Je ne veux pas m’arrêter et m’asseoir là-dessus. Faut continuer. »

Duvernay-Tardif refuse même de regarder trop en avant. « J’y vais au jour le jour. L’environnement est tellement compétitif et les entraînements sont difficiles. On ne peut regarder deux jours à l’avance. Les olympiques, c’est un rêve. Si ça peut arriver cette année, ce serait incroyable ; si c’est dans quatre ans, ce n’est pas si pire. »

image