20 juillet 2016
Le regroupement des services d’incendie de la région à l’étude
Par: L'Oeil Régional
Une étude de faisabilité sera menée sur une fusion des services de sécurité incendie de Belœil, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park et Saint-Basile-le-Grand.

Une étude de faisabilité sera menée sur une fusion des services de sécurité incendie de Belœil, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park et Saint-Basile-le-Grand.

Six municipalités de la région se pencheront dans les prochains mois sur un possible regroupement de leur service d’incendie dans le but de faire face à la hausse des coûts tout en améliorant les délais d’intervention.

Belœil, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Saint-Mathieu-Belœil  et Saint-Basile-le-Grand commanderont d’ici septembre une étude de faisabilité sur une régionalisation des cinq services de sécurité incendie (Saint-Mathieu est desservie par McMasterville) qui regroupent 164 pompiers.

«On regarde toutes les possibilités. Ça peut être un regroupement à deux, à trois, à quatre ou cinq, ou totalement à six. C’est l’étude qui va nous le dire», explique le maire de McMasterville, Gilles Plante, mandaté comme porte-parole du dossier par les autres maires.

«Est-ce qu’on a trop de casernes, trop d’équipements, trop de pompiers ou pas? Tout va être à l’étude», ajoute M. Plante.

Les maires des six municipalités veulent savoir si une fusion permettrait de «maximiser leurs ressources actuelles et de hausser l’efficience des processus d’intervention».

Hausse des coûts

L’arrivée de nouvelles normes pour les équipements et le nouveau schéma de couverture de risques (un outil de planification en matière d’incendie pour les municipalités) feront augmenter les coûts de façon importante, indique M. Plante.

Il énumère, par exemple, que le système de communications devra être revu, que les appareils respiratoires devront être standardisés et que le nombre de bunkers (habits de combat des pompiers) pourrait doubler afin de réduire les risques de cancer chez les pompiers.

«On cherche tous à diminuer les coûts, mais pas à n’importe quel prix et pas aux dépens de la population. C’est d’avoir un meilleur service à un meilleur coût.» –Gilles Plante

Conserver les emplois  

Pour sa part, le syndicat des pompiers du Québec, section locale de Belœil, n’est «pas fermé à l’idée» d’un regroupement à la condition que le service soit amélioré et les emplois conservés.

«On ne peut pas être contre ça. Tout ce qu’on veut à la lumière de l’étude c’est de s’assurer que le service offert à la population ne soit pas diminué. […]On veut aussi s’assurer que personne ne va perdre son emploi dans un regroupement comme ça», commente le président du syndicat, le lieutenant Martin Brisson.

Celui-ci rappelle que l’entente multicaserne est déjà «un pas de fait» vers une régionalisation des services. «On a quand même des directives communes, les cinq services ensemble, pour le fonctionnement sur les lieux d’intervention.»

M. Brisson ne cache pas que les délais d’interventions sont parfois longs en raison d’une absence de pompiers en caserne dans certaines municipalités. La plupart des pompiers sont à temps partiel et partent de chez eux lors d’une intervention.

«Est-ce qu’il va avoir une recommandation de mettre des gars dans toutes les casernes de façon temps plein, même si c’est du temps partiel? On va voir à la lumière de l’étude ce que ça va donner.»

Cyrille Delage

Les maires s’appuient sur le rapport du coroner Cyrille Delage pour étudier un regroupement. Le défunt coroner, qui se penchait sur la tragédie de L’Isle-Verte,  recommandait un regroupement des «forces disponibles en matière de sécurité incendie» dans les MRC. Selon lui, il s’agirait d’une «amélioration importante» pour les pompiers et les contribuables. 

image