7 septembre 2018
Le patinage artistique prime chez les Turcotte
Par: Denis Bélanger

Un portrait de famille de patineuses artistiques. Photo: François Larivière

Chez les Turcotte, on naît avec une paire de patins dans les pieds ou presque. Anabel Turcotte, fière représentante du Club de patinage artistique (CPA Mont-Saint-Hilaire), a grandi dans un aréna. Maintenant âgée de 15 ans et patinant à un haut niveau, ce sont ses plus jeunes sœurs qui semblent destinées à suivre ses traces.

Le père d’Anabel Turcotte, David, était un joueur de hockey. Il allait ainsi souvent patiner pour le plaisir avec sa fille. «On a éventuellement commencé à faire des cours de patin; j’ai commencé avec des patins de hockey. Mon père aurait aimé que je joue à ce sport, dit la jeune fille le sourire en coin. Mais mon attention s’est tournée vers le patinage artistique. J’ai acheté par la suite des patins blancs. J’aimais vraiment ça, je savais que c’est ça que je voulais faire.»

Les bons résultats ont évidemment suivi cet engouement pour le patinage artistique, même lorsque le niveau de difficulté s’est élevé d’un cran. «Quand j’étais plus petite, je faisais des compétitions et je gagnais souvent. Quand je suis arrivée dans une catégorie plus haute, c’était plus difficile, car il y avait davantage de filles talentueuses. Depuis que je suis en sport-études à l’école Fadette à Saint-Hyacinthe, mes pointages se sont améliorés. J’ai entre autres gagné les championnats régionaux.»

Anabel Turcotte a déjà transmis son amour du patinage artistique à ses sœurs Dhalia, 5 ans, et Anaïs, 3 ans, qui ont joint le rang du CPA Mont-Saint-Hilaire. Il reste maintenant à savoir quand la petite dernière de 2 ans, Myralie, voudra lacer sa première paire de patins blancs.

«Elles me suivaient à l’aréna à mes compétitions. Elles ont aussi vécu dans les arénas, qui sont devenus comme une deuxième maison. Chaque fois que je vais m’entraîner, elles veulent venir me voir», ajoute la patineuse.

Cette dernière peut voir concrètement le progrès de ses petites sœurs. Bien qu’elle soit inscrite en sport-études à Saint-Hyacinthe, Anabel revient le week-end à Mont-Saint-Hilaire donner un coup de main pour le groupe des jeunes qui apprennent les rudiments de la discipline.

Modèle et objectif
Anabel Turcotte avait comme modèle une autre patineuse du CPA Mont-Saint-Hilaire, Sandrine Lapointe. Cette dernière allait notamment à Saint-Hyacinthe et Anabel a voulu prendre le même chemin. Elle admet que la séparation avec son entraîneuse de longue date du CPA, Guylaine Borduas, a été difficile. «Quand ma précédente coach est partie, Guylaine et moi avons eu immédiatement une super bonne connexion. Elle ne pouvait pas me suivre en sport-études. Ça été un choc de ne plus être avec elle. On s’entend encore bien, on se salue toujours.»

Anabel Turcotte vise une participation aux Jeux du Québec qui auront lieu dans la Capitale-Nationale. Elle devra terminer parmi les trois premières aux championnats régionaux de la région Richelieu-Yamaska

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