12 septembre 2019
Le Parti populaire du Canada présente une candidate dans Belœil–Chambly
Par: Sarah-Eve Charland

Chloé Bernard en compagnie du chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier Photo gracieuseté

La Montréalaise Chloé Bernard se lance en politique en tentant de ravir le siège de député dans la circonscription Belœil–Chambly le 21 octobre à l’élection générale du Canada. Candidate pour le Parti populaire du Canada (PPC), elle affirme partager les valeurs du parti auxquelles elle se référera pour prendre position sur les dossiers de la région.

Mme Bernard habitait la France avant d’immigrer au Canada il y a 20 ans. Après avoir effectué un baccalauréat par cumul à l’Université Laval et à l’Université de Montréal et avoir occupé des emplois diversifiés, elle a choisi la politique pour tenter de retrouver le pays qu’elle a connu à son arrivée ici.

« Le Canada, c’est maintenant mon pays. Le pays que j’ai connu quand j’étais petite fille, ce n’est plus le pays qu’on a aujourd’hui. […] Les gens sont très peu informés. C’est drôle, c’est l’ère de la communication. C’est l’ère où tout est accessible. C’est tellement accessible qu’on ne fait plus d’effort pour aller chercher la bonne information. C’est dommage parce qu’on se laisse berner. Je vois plein de libertés qui se font passer sous le nez dans les dernières années. Je pense que ce n’est pas correct. Je pense que si personne ne se lève, il faut que moi je le fasse », affirme-t-elle.

Cette dernière estime que la meilleure façon pour retrouver le pays d’antan est de s’associer au PPC. « C’est un parti qui est différent des autres, qui se bat sur des valeurs et non sur des vieilles allégeances politiques. […] On n’essaie pas de faire plaisir à tout le monde. On essaie simplement de faire ce qu’un gouvernement doit faire, c’est-à-dire aider ses citoyens. On veut juste aider nos citoyens, peu importe où on est au Canada. »

À la découverte de la région

Chloé Bernard apprend à découvrir la « grande circonscription » de Belœil–Chambly. Autant il y a de villes, autant les enjeux sont diversifiés, observe-t-elle. L’une des principales propositions du Parti qui touchera la région est l’abolition de la gestion de l’offre, estime-t-elle. Le PPC croit que l’abolition de la gestion de l’offre pourrait être bénéfique à long terme pour les producteurs laitiers.

« C’est plus bénéfique à long terme pour les producteurs laitiers de pouvoir exporter leurs produits et de ne pas avoir de quotas et de les vendre à l’État. C’est la définition même d’un cartel. Les cartels sont illégaux. C’est curieux que ce soit légal ici », mentionne-t-elle.

Mme Bernard s’engage à aider les producteurs laitiers dans la transition qui devrait s’étaler sur une période de cinq ans. Elle ne connaît pas encore la forme que prendra cette aide, qui devrait se préciser « une fois qu’un gouvernement du Parti populaire du Canada sera élu ».

Ayant peu d’informations sur le dossier touchant la tour Telus à Otterburn Park, elle préfère s’informer davantage avant de prendre position.

Elle se réjouit notamment d’affronter le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet. « Quand j’ai appris ça, j’étais super contente. Je me suis dit que c’est sûr que je vais gagner. »

Les prochains mois seront très occupés, reconnaît-elle. Bien qu’elle affirme vouloir être présente dans la circonscription, elle ne compte pas faire une tournée des événements. Elle préfère concentrer sa campagne électorale sur les réseaux sociaux.

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