11 novembre 2015
Le parc Michel-Brault en 2016
Par: L'Oeil Régional
Le bâtiment du 961, rue Richelieu, devrait être démoli en 2016.

Le bâtiment du 961, rue Richelieu, devrait être démoli en 2016.

La Ville de Beloeil ne devrait plus faire marche arrière. Mise sur la glace pendant plusieurs mois, la démolition de l’ancien bâtiment du Club l’Amitié l’Âge d’Or se concrétisera en 2016 pour laisser place à un parc en mémoire du cinéaste Michel Brault dès l’été prochain.

Dépendamment du déroulement du processus pour aller en soumission, le conseil municipal souhaite octroyer un contrat de démolition en décembre, indique la mairesse Diane Lavoie.

Dans son programme triennal des immobilisations 2015-2017 déposé l’an dernier, la Ville avait prévu un montant de 470 000$ pour la démolition et l’aménagement d’un espace vert.   

La Coopérative culturelle du Vieux-Beloeil a quitté les lieux depuis environ trois semaines. Leur bail de location avec la Ville s’est terminé en mai dernier.

Déception pour la Coop  

La démolition de ce bâtiment  de la rue Richelieu a été maintes fois reportée par la Ville. D’abord prévu cet automne, le projet a été suspendu pour permettre à la Coopérative culturelle du Vieux-Beloeil de présenter d’ici la fin septembre un plan d’affaires pour rénover le bâtiment.

Les démarches de l’organisme de diffusion de spectacle pour trouver plus d’un million$ ont été non-concluantes, même s’ils ont réussi à abaisser la facture de la réfection de 500 000$.

Le président du conseil d’administration de la Coop, Jean-François Lessard, reproche à la Ville de leur avoir mis des bâtons dans les roues.

«Moi, mon sentiment depuis trois ans, c’est que la Ville a toujours cherché des moyens de faire en sorte que notre projet ne fonctionne pas. À toutes les étapes, il a fallu qu’on se batte de façon incroyable pour obtenir chaque concession qu’on a eue.»

Dans une longue lettre envoyée à L’Œil Régional, M. Lessard déplore aussi que plusieurs aspects du projet de la Coop aient été «médiatiquement négligés» dont la mission sociale de l’organisme. Selon lui, la Coop peut «être un moteur de développement social structurant pour notre communauté».

De son côté, la mairesse Lavoie dit avoir laissé un délai pour permettre à l’organisme d’élaborer un plan d’affaires. Mais le manque d’un engagement financier ferme de leur part a pesé dans la décision du conseil municipal.

«Pour la Ville de Beloeil, on a deux lieux de diffusion et on ne s’engagera pas pour un troisième lieu si on n’a pas des engagements fermes et clairs que la Ville n’aura pas à investir un sou dans le processus», fait valoir Mme Lavoie.

L’avenir de la Coop n’est pas encore scellé même si elle se retrouve sans salle. La mairesse affirme être ouverte à collaborer avec la Coop pour leur trouver un autre lieu de diffusion. 

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