24 avril 2019
Le miroir de l’âme de Gisèle Boisvert exposé à New York
Par: Olivier Dénommée
L’artiste devant une de ses toiles actuellement exposées à New York. Photo Marie-Josée Bertrand

L’artiste devant une de ses toiles actuellement exposées à New York. Photo Marie-Josée Bertrand

Même si elle a grandi dans une famille où les arts étaient peu encouragés, Gisèle Boisvert s’est lancée dans la peinture il y a une vingtaine d’années après un séjour de cours intensifs de peinture qui l’a convaincue qu’elle avait elle aussi un talent à développer. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

Même si elle a grandi dans une famille où les arts étaient peu encouragés, Gisèle Boisvert s’est lancée dans la peinture il y a une vingtaine d’années après un séjour de cours intensifs de peinture qui l’a convaincue qu’elle avait elle aussi un talent à développer. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

Ce soir, ne cherchez pas l’artiste-peintre Gisèle Boisvert dans la région : l’Hilairemontaise sera au vernissage de son exposition solo Le miroir de l’âme dans la galerie Artifact du quartier Manhattan de New York, où elle présente 18 de ses créations des deux dernières années jusqu’au 5 mai.

Le thème de l’exposition s’est imposé de lui-même pour Gisèle Boisvert, dont les œuvres contiennent « beaucoup d’intériorité, de spiritualité et toujours un petit voyage intérieur ». « Lorsque je commence à peindre, je n’ai pas d’idée préconçue. J’y vais à partir de couleurs et les formes prennent place d’elles-mêmes. À travers le chaos, un sujet émerge », explique-t-elle au sujet de son approche artistique, précisant que le résultat est toujours très coloré et lumineux, à la limite de l’abstrait, laissant place à l’interprétation de chacun.

Fragile nature
Le miroir de l’âme laisse entrevoir quelques toiles issues de la dernière exploration qu’a faite Mme Boisvert. « Récemment, des animaux sont apparus dans les œuvres, presque tous des animaux en péril. J’en ai envoyé quelques-unes pour cette exposition, mais c’est certain que je veux poursuivre cette exploration dans les prochains mois et aller encore plus loin dans cette thématique », lance celle qui se sent très proche de la nature, « source intarissable d’inspiration », notamment grâce au mont Saint-Hilaire, sa « seconde maison » où elle marche régulièrement.
Mais ce qui frappe le plus, autant dans la personnalité de l’artiste que dans ses toiles, c’est leur côté lumineux et empreint de positivisme. « Les gens voient le mouvement, la lumière et les couleurs. Ces temps-ci, j’utilise souvent les teintes orangées et le bleu. Chaque toile permet un voyage, une exploration et même une touche spirituelle : mon message, c’est que même dans les périodes difficiles, on finit toujours par revoir la lumière », indique Mme Boisvert.

De l’art qui circule
L’artiste n’est pas à sa première exposition à New York, elle qui avait participé à une exposition collective il y a quelques années. Elle espère que sa présence à la galerie Artifact, au cœur de Manhattan, lui permettra de vendre quelques toiles et surtout de se faire connaître davantage aux États-Unis. Parmi les endroits où l’Hilairemontaise a aussi exposé, incluons Paris, Venise et plus récemment Milan, où elle participe jusqu’à la fin du mois à une exposition collective pour souligner le 400e anniversaire de décès de Leonardo da Vinci.
Le prochain engagement de Gisèle Boisvert est la biennale Les Créateurs de Paix 2019, qui se tiendra à Montréal du 29 mai au 6 juin. Sinon, il est possible d’admirer certaines de ses créations au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire ou encore dans la boutique Univers intérieur à Longueuil.
Sinon, les autres projets se résument à peindre, peindre et peindre. « Je n’ai pas besoin de prendre de pause, j’ai toujours quelque chose à créer et j’ai bien l’intention de poursuivre mes explorations », conclut-elle, sourire aux lèvres.

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