1 juillet 2020
Le Mail Montenach toujours debout après le déconfinement
Par: Denis Bélanger

L’aire de restauration est ouverte pour les clients. Photos François Larivière | L’Œil Régional ©

Sonja de Ruyter de la boutique Marie-Claire Weekend.

Les boutiques, tout comme le Mail, ont instauré des mesures sanitaires.

Les boutiques, tout comme le Mail, ont instauré des mesures sanitaires.

Les boutiques, tout comme le Mail, ont instauré des mesures sanitaires.

Les boutiques, tout comme le Mail, ont instauré des mesures sanitaires.

La vie a repris il y a une dizaine de jours au Mail Montenach de Belœil, qui était fermé depuis le printemps dernier en raison de la pandémie de COVID-19. La majorité des commerçants ainsi que les clients ont répondu présents à cette réouverture.

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Vers la fin mai, seulement un peu plus d’une dizaine de commerces étaient ouverts, soit les services essentiels et d’autres entreprises qui avaient une façade donnant sur la rue. Quelques magasins avaient décidé d’utiliser la porte arrière donnant accès à l’entrepôt comme accès principal temporaire. Le Mail Montenach, comme l’ensemble des centres commerciaux de la Communauté métropo- litaine de Montréal (CMM), a pu procéder au déconfinement le 19 juin.

« Tout s’est bien déroulé. Nous avions mis des choses en place et les clients ont pu s’y habituer en allant notamment à l’épicerie, commente Sandra L’Écuyer, porte-parole pour Cominar, société propriétaire du Mail. Au-dessus de 90 % de nos locataires sont revenus. Certains commerçants ont pu reprendre des horaires réguliers et d’autres avaient des heures allégées. »

Selon le site internet du Mail, c’est main- tenant un peu plus de 50 commerces qui sont ouverts dans tout le centre commercial, dont deux kiosques centraux. On ne retrou- vait sur les lieux que deux locaux fermés avec l’affiche commerciale encore installée. Il s’agit de Pot Pourri (articles de décora- tion) qui a fermé en janvier ainsi que De Cabana (vêtements) qui, selon des loca- taires, a fermé ses portes ce printemps avant le confinement et l’expiration de son bail à la fin avril. Cominar a aussi confirmé que la

poursuite des activités de l’espace de jeux pour enfants Abracadabra était incertaine. Il s’agissait d’un locataire temporaire dont l’entente prenait fin le 31 mai.

Mesures et aire communes

Le mobilier, les salles de toilettes et les deux aires de restauration, dont la principale avec une vingtaine de tables, sont accessibles. La salle d’allaitement demeure toutefois fermée pour l’instant. « Dans le but d’éviter le flânage et les risques de contamination, ce type de service, tout comme les poussettes, fauteuils roulants et l’Espace de vie, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre », a renchéri Sandra L’Écuyer.

De nombreuses mesures sanitaires ont été prises dans l’ensemble du Mail. Des bouteilles de désinfectant sont situées à toutes les entrées du centre commercial ainsi que dans les commerces. Des flèches directrices ont également été collées dans les couloirs du Mail pour favoriser la distanciation sociale.

Réponse positive

Les clients ont suivi la tendance du déconfi- nement. Lors du passage de L’Œil Régional, le stationnement était rempli d’autos en fin d’avant-midi. « Je suis même surprise. Le monde avait hâte de magasiner. En plus, la clientèle cible est les gens de 50 ans et plus. Ça a bien répondu et j’ai même embauché une nouvelle employée », a commenté Sonja de Ruyter, gérante de la boutique de vête- ments Marie-Claire Weekend.

Les clients sont aussi venus au magasin EB Games pour acheter consoles de jeux ou jeux de société pour se garantir une source additionnelle de divertissement.

L’ouverture complète des centres commer- ciaux a même souri aux entreprises qui étaient ouvertes depuis un bon moment. Au magasin Sports Experts, on note même une hausse de 30 % des ventes d’équipements sportifs. De plus, le commerce manque présentement de main-d’œuvre.

Les mesures de distanciation sociale limitent le nombre de clients dans les bouti- ques, mais ces derniers se font patients, selon quelques employés de magasin interrogés. « Les gens ne sont toutefois pas encore habitués au lavage des mains à l’entrée de chaque magasin. Il faut être vigilant », a noté Éric Jr. Côté, gérant du Centre du rasoir.

Employés rassurés

Malgré la longue fermeture, plusieurs employés étaient persuadés de retrouver leur emploi en boutique à la reprise des acti- vités. « C’est sûr que quand tu as des chaînes qui ferment, ça fait peur un peu, mais mon superviseur me rassurait tout le temps », a raconté Hélène Truchon, gérante chez OK Kids. « Nous n’avons pas eu de crainte. Nos ventes en ligne allaient déjà super bien », a ajouté M. Côté, du Centre du rasoir.

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