15 novembre 2017
Le fondateur de Vision Citoyenne réclame de l’argent au maire Corriveau
Par: Denis Bélanger

Jean Pierre Bessette II. Photo : Denis Bélanger

Photo: Archives

Yves Corriveau.

Bien que la campagne électorale soit terminée, l’amertume persiste entre le maire Yves Corriveau et son ancien directeur de campagne en 2013, Jean Pierre Bessette II, aussi fondateur du parti Vision Citoyenne. M. Bessette réclame 2500 $ plus taxes à M. Corriveau pour l’utilisation non autorisée cette année de logos et de concepts pour la campagne électorale.

M. Bessette estime que c’est son entreprise spécialisée en marketing, Rad conseils stratégiques, qui a conçu il y a quatre ans le logo et les concepts. Yves Corriveau estime que la réclamation est ridicule et n’a pas l’intention de payer quoi que ce soit. «M. Bessette était bénévole pour l’élection de 2013, et avec plusieurs personnes, il a travaillé à l’élaboration des logos et concepts du parti Avenir Hilairemontais, souligne-t-il. «À la fin des élections, je voulais trouver une façon de le remercier. Il m’a dit de faire un chèque à son entreprise», renchérit M. Corriveau.

Jean Pierre Bessette réfute les prétentions du maire, estimant être le propriétaire du concept et des visuels. «Tout le travail de recherche, croquis des affiches, publicités, etc., a été créé par moi. Aucun bénévole n’a participé à établir la stratégie ou les visuels. Il n’y a qu’un jeune infographe sans expérience qui a transféré mes croquis en infographie. L’infographe et moi avons été payés pour nos services», souligne M. Bessette, défait aux élections.

M. Bessette n’écarte pas la possibilité d’intenter un recours pour récupérer les sommes dues. «La priorité ira aux clients de mon entreprise Rad conseils stratégiques inc. qui m’ont laissé du temps au cours de la campagne électorale. Mais la facturation et la collecte de comptes en retard font partie du travail. Avenir Hilairemontais est mon seul client délinquant.»

Il est fort à parier que Jean Pierre Bessette se tournerait vers la division des petites créances de la Cour du Québec pour un éventuel recours. À cette cour, les plaignants n’ont pas besoin d’avocats pour réclamer à une autre partie une somme de moins de 15 000$. Les frais pour l’ouverture d’un dossier sont de 100$ pour des réclamations de moins de 5000$.

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