11 août 2021
Le Festival Unisson résonne pour une deuxième année
Par: Olivier Dénommée
« C’est une expérience magique, particulièrement à l’église de McMasterville : le spectateur doit marcher jusqu’à l’autel et s’assoie seul devant le musicien. C’est une bulle qui se crée », soutient Agnès Langlois, cofondatrice du Festival Unisson, au sujet de l’expérience qui attend les spectateurs qui se prêteront au jeu à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus du 19 au 22 août. Photo Anne-Marie Garand

« C’est une expérience magique, particulièrement à l’église de McMasterville : le spectateur doit marcher jusqu’à l’autel et s’assoie seul devant le musicien. C’est une bulle qui se crée », soutient Agnès Langlois, cofondatrice du Festival Unisson, au sujet de l’expérience qui attend les spectateurs qui se prêteront au jeu à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus du 19 au 22 août. Photo Anne-Marie Garand

Projet initié en 2020 par les musiciennes classiques Élisabeth Pion et Agnès Langlois, le Festival Unisson invitait les curieux à de courts concerts intimistes, seuls face-à-face avec un musicien au sein de l’église Sacré-Cœur-de-Jésus de McMasterville. Le succès de cette première édition a convaincu ses organisatrices de retenter l’expérience cet été.

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Si elles étaient loin d’être certaines qu’Unisson aurait droit à plus d’une édition, les organisatrices ont pris goût à ce projet. « Ce n’était pas dans nos plans, mais c’était tellement un beau projet qu’on a embarqué pour une deuxième année », résume la violoncelliste Agnès Langlois.

Depuis, le Festival Unisson est enregistré comme OBNL, une affiche officielle créée par l’artiste Jaber Lutfi a été dévoilée et trois autres lieux se sont ajoutés pour amener le festival au public. « La grande différence est qu’on présente nos concerts dans quatre lieux cette année. La réponse est encore lente, mais elle arrive tranquillement et je pense qu’on est en train de s’inscrire dans la curiosité des gens », ajoute Agnès Langlois. En plus de l’église de McMasterville, Unisson se fait aussi entendre à Saint-Bruno-de-Montarville, à Bromont et à Montréal. « Comme on parle d’une expérience intime de 15 minutes, le voyage était un enjeu pour nous. Ça permet aussi d’offrir une variété de formules pour attirer différentes personnes », commente pour sa part la pianisteÉlisabeth Pion.

Pour elle, Festival Unisson continue sa mission de présenter le talent en solo d’une vingtaine de musiciens issus de la relève tout en se donnant comme objectif de remettre 25 % du montant de ses billets à des organismes voués à la démocratisation de l’accès à la musique classique et favorisant la mise en place de rencontres significatives. « On garde essentiellement la même formule que l’année dernière, c’est-à-dire que le musicien mystère choisira le répertoire qu’il jugera approprié une fois qu’il fera face à son auditeur. La petite nouveauté, c’est qu’à la fin, ce dernier pourra repartir avec la petite liste contenant le nom de l’interprète, son instrument et le répertoire joué dans le cadre du concert intime. »

Retour attendu
Le festival mise notamment sur le bouche-à-oreille pour attirer les spectateurs curieux de vivre une expérience de concert unique. « Mais on sent que les gens venus l’an passé ont hâte d’y revenir, alors c’est prometteur », estime Agnès Langlois. Elle ajoute que, pour certains, Festival Unisson sera peut-être une toute première expérience de spectacle depuis le début de la pandémie. « On réalise que la musique a manqué à beaucoup de personnes. Dans certains cas, ça peut être un premier concert depuis un an et demi, mais ce contact intime avec l’art peut aussi donner un élan pour ensuite aller en voir d’autres. » Agnès Langlois a aussi bien hâte de retourner jouer « à la maison », à McMasterville, là où le festival est né.

Le Festival Unisson se déplace à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus de McMasterville du 19 au 22 août. Les personnes intéressées sont invitées à réserver leur billet à l’adresse www.gorendezvous.com/fr/Festival_Unisson.

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