1 février 2018
Le dossier de la zone A-16 progresse
Par: Denis Bélanger

 Plan aérien de la zone A-16. Photo : Gracieuseté.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) proposera des mesures afin de mieux protéger la zone A-16, située dans le secteur du chemin de la Montagne à Mont-Saint-Hilaire.

Rappelons que le maire Yves Corriveau avait annoncé en grande pompe durant la campagne électorale l’accouchement de trois résolutions issues du groupe de travail sur l’encadrement de l’urbanisation au pourtour des Montérégiennes. L’exécutif de la CMM en a pris acte le 18 janvier dernier et a donné au directeur général le mandat de formuler des recommandations en lien avec ces mesures suggérées.

La première idée est d’identifier le pourtour exact des Montérégiennes. La seconde est de rendre obligatoire la modulation (régionalisation) de la densité au pourtour des Montérégiennes. Les municipalités pourront ainsi s’échanger des seuils de densité, mais dans les mêmes types de zones. La Ville de Mont-Saint-Hilaire ne pourrait échanger de la densité de la zone A-16 pour un terrain situé en zone de corridor de transports ou en aire TOD (Transit Oriented Development) comme le village de la Gare. La troisième est d’inclure le financement de la trame verte et bleue existant pour l’acquisition de terrains, boisés et autres au pourtour des Montérégiennes.

Le maire Yves Corriveau est bien content des récents échos provenant de la CMM. «C’est une très bonne nouvelle pour nous, car cela veut dire que nous avons réussi à trouver un outil pour nous aider à adapter la densité dans ces zones, commente M. Corriveau, qui siège maintenant à la CMM à titre de représentant des MRC de la Vallée-du-Richelieu et de Rouville. La Ville commencera ainsi les discussions de la modulation (droit de régionalisation) avec la MRC en parallèle pour les zones A-16, H-111 et H-114.»

Rappelons que la zone A-16 est un véritable casse-tête pour les élus de Mont-Saint-Hilaire. Plusieurs terrains vacants sont zonés résidentiels et les seuils de densité établis justement par la CMM sont de 21 unités de logement par hectare. Il reste encore plus d’une vingtaine d’hectares à développer et, selon des chiffres avancés par le parti politique d’Yves Corriveau, on parle de moins de 500 habitations.

Les citoyens craignent néanmoins qu’un tel développement réduise la qualité de vie et augmente la circulation. Les élus ont ainsi créé en 2017 un comité qui a pour mandat d’étudier différents scénarios.

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