27 septembre 2017
Le départ
Par: Vincent Guilbault

Ça y est, ça commence. Je suis déjà épuisé. Quelques petites tensions ici et là, certes, mais je crois que l’on peut dire que la campagne électorale municipale ne sera pas aussi sale que je le pensais.

Commençons avec les «sans-surprises». Saint-Charles, Saint-Denis et Saint-Marc-sur-Richelieu, puis Saint-Jean-Baptiste et Saint-Mathieu-de-Beloeil; à part quelques visages, les élus sortants tentent leur chance une seconde fois. Et à moins d’une surprise, on peut s’attendre à peu de changement. Bien sûr, rien de tout ça n’est basé sur des outils d’analyse ou des sondages; je n’ai pas accès à ce type de données. Mais de discussion en discussion, je ne pense pas me tromper.

À Mont-Saint-Hilaire, le départ aura été plus rough, permettez-moi l’expression. J’en ai parlé la semaine dernière. Notre journaliste parle encore cette semaine de la genèse de la chicane entre le maire sortant Yves Corriveau et le fondateur de l’opposition, Jean-Pierre Bessette. Nous trouvions important de rappeler ces événements, même si ça n’a rien à voir avec les idées politiques des deux formations politiques. Mais cette chicane sous-tendra probablement certaines décisions; c’était impossible pour nous d’éviter le sujet. Mais déjà, on sent une volonté de changer le ton. Et au moment de publier cette édition de L’Œil, nous aurons eu le temps de rencontrer les deux équipes et enfin de connaître leurs idées. La semaine prochaine, nous pourrons nous pencher sur leurs propositions.

Pour Belœil, l’équipe de Diane Lavoie a développé sa plateforme cette semaine et je ne crois pas me tromper en y voyant la continuité dans les idées (et aussi dans les visages).

Rémi Landry nous a présenté son équipe complète cette semaine. Nous réserverons donc un espace la semaine prochaine sur son programme électoral. Mais déjà, on sent une certaine amertume autour du projet de la piscine, et pas seulement dans les propos du chef. L’équipe tentera principalement de convaincre les électeurs de parler d’argent et de choisir ses projets avec justesse.

Les candidats commencent à se prononcer publiquement un peu partout. Nous sommes à deux semaines de la date limite des inscriptions. Je comprends que certains puissent hésiter encore. Mais c’est plutôt flagrant à Otterburn Park. Personne ne s’est encore commis et nous avons l’impression au journal qu’il ne s’agit pas d’hésitation, mais de stratégie électorale. Je trouve ça particulièrement triste de jouer à la cachette avec la démocratie. Candidats, levez la main et débattons. Se laisser désirer, pas en politique municipale svp.

Un court mot sur Gilles Plante, qui tire sa révérence. Nous aurons l’occasion après les élections de saluer son travail sur près de 25 ans à la mairie. Je vais tout de même lui souhaiter du temps de qualité avec sa famille et ses amis. Et je ne crois pas commettre un impair journalistique en lui disant merci pour sa dévotion. En politique, ça en prend.

Un mot aussi pour souligner le travail probablement tout aussi colossal de Bernard Gagnon, à Saint-Basile-le-Grand. Je n’ai pas eu l’occasion de lui parler souvent. Honnêtement, rappeler les journalistes était rarement l’une de ses priorités. Je lui souhaite aussi du bon temps. Départ aussi pour Denis Campeau, à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Il souligne que la santé n’est pas au rendez-vous pour un autre quatre ans. On lui souhaite du repos.

Pour les autres, le repos, faudra attendre le 6 novembre.

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