7 septembre 2017
Zone A-16
Le comité en pause pour les élections
Par: Denis Bélanger
Hugo Mimee, en compagnie de Bernard Morel, a présenté la semaine dernière un bilan des travaux du comité. Photo: Denis Bélanger

Le comité de suivi sur l’avenir de la zone A-16 (CAZA-16) de Mont-Saint-Hilaire prend une pause durant les élections. Le consultant externe retenu pour superviser le déroulement de la démarche, Hugo Mimee, estime que les travaux se déroulent bien.

Le comité, composé de trois élus et de cinq citoyens, a tenu 14 rencontres depuis janvier. Le comité est rendu à la quatrième étape sur neuf, soit l’analyse des scénarios, des études et avis. «Les gens diraient que nous ne sommes pas avancés, mais bien au contraire, beaucoup de travail a été réalisé. C’est un dossier complexe», ajoute M. Mimee, qui travaille dans le domaine de la participation publique depuis 18 ans.

Rappelons que des perspectives de développements résidentiels sur la zone A-16, située dans le secteur du chemin de la Montagne, préoccupent grandement les citoyens. Les normes de densité édictées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) imposent un ratio de 21 unités de logement à l’hectare. La zone A-16 comprend au total 32,5 hectares, sans les deux zones forestières, et il reste une vingtaine d’hectares non développés, selon le directeur de l’aménagement du territoire et de l’environnement de Mont-Saint-Hilaire, Bernard Morel.

Les membres du comité doivent étudier trois scénarios, soit l’adoption d’un plan particulier d’urbanisme qui permettrait de réduire la densité, l’acquisition de tous les terrains pour empêcher tout développement, ou modifier le statut juridique de la zone. Le CAZA-16 a rencontré en juin un des six propriétaires des terrains non développés. «C’est un propriétaire d’un petit terrain non développé. Il souhaitait faire un développement de type coopérative», ajoute Hugo Mimee.

Puis, à la dernière réunion, les membres du comité ont discuté avec un représentant des cinq autres propriétaires, un urbaniste. «Les propriétaires ont un représentant pour s’assurer qu’il y ait du développement qui soit fait sur les terrains avec les densités prescrites qui relèvent du nouveau règlement d’urbanisme de la Ville», renchérit M. Mimee.

La zone A-16 fait l’objet d’un gel de développement, en vertu d’un usage agricole municipal.
Notons également que CAZA-16 a aussi dans son mandat d’étudier les zones H-111 et H-114, situées dans le secteur du chemin Ozias-Leduc. Une réserve foncière, laquelle entraine un gel pour une période de deux ans, a été décrétée pour l’entièreté de H-111 et une partie de la H-114, qui a été redécoupée en quatre zones. La réserve foncière peut être renouvelée par la suite pour deux ans et les propriétaires des terrains recevront une compensation une fois le processus terminé.

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