24 janvier 2018
Le Club Lions met fin à ses activités
Par: Vincent Guilbault
Yves Cyr, président du Club Lions. Photo: Gracieuseté

Yves Cyr, président du Club Lions. Photo: Gracieuseté

Fondé en 1980, le Club Lions de la Vallée-du-Richelieu a annoncé officiellement le 1er janvier la fin de ses activités caritatives en raison d’un essoufflement. L’organisme de bénévoles peinait à assurer une relève de ses effectifs, explique le président de l’exécutif local, Yves Cyr.

«Nous avions beaucoup de vieux membres qui ont donné beaucoup et depuis longtemps. Ils avaient moins d’énergie pour continuer».
Avec le départ de plusieurs membres fondateurs et le recrutement difficile, la fermeture du chapitre du Club s’est imposée. «Nous tenions un gros événement chaque année, soit le souper-bénéfice, mais ça diminuait rapidement», souligne M. Cyr.
Selon lui, il est très difficile de recruter des bénévoles pour l’organisme chez les 35 à 55 ans, qui sont souvent très occupés avec la famille ou qui sont très sollicités par d’autres organismes. «Je ne pense pas que le bénévolat diminue, mais il se réajuste, pense M. Cyr. Les plus jeunes sont plus attirés vers des organisations qui les touchent directement, comme le club de patinage ou l’équipe de hockey de leurs enfants, et ils connaissent moins des organisations comme les Lions.»

Généralisé
Yves Cyr souligne qu’une fusion avait été nécessaire avec le Club de Saint-Basile-le-Grand, il y a quelques années, pour rendre viable le Club actuel. C’est comme ça un peu partout, dit-il. «Le groupe de Sainte-Julie va bien, mais celui de Saint-Bruno a un peu de difficulté.»
Ce manque de relève touche aussi d’autres organismes dans la région du Grand Montréal. «Les Clubs Optimistes, les Chevaliers de Colomb; on se jase tous ensemble et je connais leur réalité», illustre le président.
Le Club Lions est le plus gros regroupement de bénévoles au monde, et il reste très fort ailleurs dans le monde, surtout en raison l’aspect religieux du mouvement. «La formule se renouvelle dans certains pays, surtout dans les pays plus pratiquants, ou l’idée du Club Lions est plus naturelle», reconnaît M. Cyr.
Dans les 15 dernières années, Yves Cyr estime que le Club récoltait annuellement environ 20 000 $ en dons pour remettre à des organismes de la région, comme la Maison Victor-Gadbois, la Fondation Mira, le Centre d’action bénévole ou l’Association des personnes handicapées de la Vallée-du-Richelieu (APHVR). Toutefois, M. Cyr pense que les organismes réussiront à combler cette perte d’argent. «Les membres, nous étions tous impliqués un peu partout, souligne le président. Moi, je continue de m’impliquer auprès de l’APHVR; nous allons trouver une façon de collecter des fonds.»

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