23 décembre 2019
Le Club des petits déjeuners à 25 ans
Par: Denis Bélanger

Daniel Germain est retourné sur les lieux de la première école du Club des petits déjeuners pour célébrer les 25 ans de l’organisme. Photo gracieuseté

L’ancien Otterburnois d’adoption Daniel Germain a soufflé cette année la 25e bougie d’anniversaire du Club des petits déjeuners dont le but est de nourrir les enfants dans les écoles situées en milieu défavorisé.

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L’organisme a servi son premier déjeuner le 1er novembre 1994 à l’école Lionel-Groulx de Longueuil. 25 ans plus tard, c’est 1809 programmes de petits déjeuners établis dans toutes les provinces et les territoires du Canada. Aujourd’hui, 243 000 jeunes ventres sont nourris quotidiennement. « Ça a été toute une aventure et 25 ans représente toute une étape dans un organisme. Tu ne vois pas le temps passer. Tu construis, pousse et fait avancer le projet. On passe d’une école à trois, puis à une vingtaine. Maintenant, c’est dans plus de 1000 établissement à travers le pays. »

Le cofondateur du Club est fier du soutien reçu de la population depuis tout ce temps. « Au Québec, ça avait du sens de nourrir nos enfants vers la réussite. Nous sommes devenus un exemple canadien. C’est chez nous d’abord qu’on a donné au Club le support nécessaire qui est devenu contagieux partout. »

Un commentaire qui éveille
Daniel Germain a été sensibilisé à la pauvreté bien avant de fonder le Club des petits déjeuners. Il a fait des voyages humanitaires en Haïti et au Mexique. Mais c’est la critique d’une dame qui a allumé l’étincelle. « Elle m’a dit qu’elle a toujours pensé que c’est impossible d’avoir une vision pour le monde si tu n’as pas de vision pour chez vous. Je n’étais pas super content quand elle m’a dit ça, se rappelle-t-il. Mais de toute évidence, cette idée est descendue en dedans de moi et j’ai décidé de faire quelque chose. De là est né le Club. »

L’idée de faire sa niche dans les écoles et de bien préparer les élèves à apprendre en leur remplissant leurs estomacs. « Aujourd’hui, nous sommes un monde qui va très rapidement. Beaucoup d’entreprises disparaissent et en même temps, l’éducation n’a jamais été aussi importante, renchérit M. Germain. Il y a ainsi urgence de s’assurer que les enfants réussissent bien à l’école. On ne sait pas le genre de travail qui sera disponible ou les qualifications dont ils auront besoin dans dix ans. »

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