27 février 2020
Un bris mécanique empêche la tenue des activités
Le Club de curling d’Otterburn Park refroidi pour la saison
Par: Denis Bélanger

Jean Brissette sur les glaces « dégelées » du Club de curling Legion. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

L’avenir du Club de curling Legion d’Otterburn Park semble incertain. La saison 2019-2020 est tombée à l’eau en raison d’un bris mécanique. Des investissements de 50 000 $ sont nécessaires pour réparer et mettre à jour les installations.

Publicité
Activer le son

En octobre, les responsables du club se sont aperçus que l’échangeur d’air était défectueux, empêchant ainsi le refroidissement de la surface de jeux. « Chaque été, on sort le fréon (le réfrigérant) pour ensuite refaire la réfrigération à l’automne », explique Jean Brissette, membre du club et responsable du curling de jour.

Le remplacement de l’échangeur d’air est estimé à 25 000 $. Mais il faudra investir un montant identique pour changer le système de réfrigération au gaz R-22, jugé polluant. Le gouvernement du Québec avait d’ailleurs lancé un programme de subvention pour la conversion des systèmes des arénas et des clubs de curling. « Nous aurions pu rester cette année avec le R-22, mais il aurait fallu le changer pareil. Et c’était des coûts trop élevés pour tout payer maintenant », ajoute M. Brissette.

Situées au local de la Légion royale canadienne, les deux glaces du club de curling accueillaient l’an dernier une soixantaine de membres. Certains joueurs ont décidé d’aller vers d’autres clubs, tandis que d’autres ont décidé d’attendre la suite des choses. « Ça a entraîné une certaine perte de revenus. Le curling amenait à la Légion des joueurs qui prenaient après la partie une consommation ou deux. »

Étudier les options
Quelques joueurs ont formé un comité afin de trouver des solutions et d’organiser des collectes de fonds, dont la soirée du Super Bowl le 2 février dernier.
Le comité aimerait aussi dénicher d’éventuelles subventions. « Vu que nous ne sommes pas un club de curling comme les autres, ça pourrait nous fermer des portes [pour des subventions]. Il y a toutefois peut-être de l’argent disponible dans un programme venant en aide pour les seniors », explique Jean Brissette.

Ce dernier indique également que des discussions devraient avoir lieu avec les représentants de la Ville d’Otterburn Park. « Est-ce que la Ville pourrait reprendre le club comme on a vu ailleurs? Évidemment, notons que plusieurs joueurs ne viennent pas d’Otterburn Park. Il y a des gens qui sont inquiets. »

Rappelons que l’autre club de curling de la région, Bel-Aire de Mont-Saint-Hilaire, s’était retrouvé dans une situation précaire il y a plusieurs années. Devant changer le système de réfrigération et réparer la toiture, le club avait mis sur pied une campagne de financement qui avait permis en 2015 de récolter plus de 40 000 $ en dons et plus de 60 000 $ en prêts des membres. Le club avait aussi bénéficié d’une subvention de 25 000 $ du gouvernement fédéral.

image