10 avril 2020
Otterburn Park
Le Club de canotage toujours locataire du bâtiment de la Pointe-Valaine
Par: Denis Bélanger

Des membres du Club de canotage ont dénoncé l’avis d’expulsion de la Ville. Photothèque | L’Œil Régional ©

La Ville d’Otterburn Park et le Club de canotage ont décidé de reconduire l’entente qui les liait depuis 2015 le temps d’en venir à un accord officiel.

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Rappelons que la Ville d’Otterburn Park a envoyé au début du mois de mars un avis d’expulsion du Centre communautaire et culturel de la Pointe-Valaine au Club pour mettre fin à l’entente. Dénoncée rapidement par les responsables du club, la tactique de la Municipalité avait pour but de faire bouger les choses et s’assurer que l’entente ne soit pas reconduite automatiquement. La Municipalité souhaite que l’organisme paie sa juste part, car elle ne reconnaît plus l’hébergement gratuit stipulé par l’acte de 1965 où le Club avait cédé la propriété à la Ville.

La situation a évolué depuis et les deux parties se sont rencontrées le 23 mars dernier pour convenir de respecter temporairement l’ancienne entente. L’organisme se lance ainsi dans la préparation de la saison 2020. « Nous sommes tous conscients que la situation sanitaire actuelle sans précédent nous oblige à mettre en veilleuse les activités du club. Nous sommes cependant en préparation pour la saison 2020 et serons à pied d’œuvre aussitôt que les conditions le permettront pour recevoir les premiers pagayeurs », a indiqué le Club par voie de communiqué.

Deux questions à régler

Deux points majeurs demeurent à être réglés entre les deux parties. L’une d’elles est la modalité de négociation d’une nouvelle entente intermunicipale avec les villes voisines de McMasterville, Belœil et Mont-Saint-Hilaire. Le Club s’engage à soutenir la Ville d’Otterburn Park à la préparation et la négociation de la nouvelle entente avec comme principal objectif d’obtenir une répartition juste et équitable des coûts. À cet effet, le Club s’engage à tenir un registre de la provenance des participants de tous les programmes afin d’obtenir une image précise de la situation. L’organisme a toujours estimé que ce n’était pas à lui d’être le meneur dans ce dossier précis.

Le maire Denis Parent insiste plutôt pour que les rôles soient inversés, soit que ce soit lui l’accompagnateur et que le Club de canotage fasse les présentations nécessaires auprès des villes voisines pour en venir à une entente. « C’est à eux autres de le faire pour régionaliser. J’ai l’impression que l’organisme ne sait pas trop comment procéder à cet effet. […] Les discussions se poursuivent et je crois que c’est de bon augure. »

M. Parent a ajouté que les deux camps s’entendraient pour choisir une firme d’avocats pour régler la question de l’acte notarié de 1965 une fois pour toutes. « Chaque fois que nos propositions ne font pas leur affaire, on nous ramène l’acte notarié. On oublie de mentionner les raisons [qui ont motivé] le Club à donner le bâtiment à la Ville; il était en difficultés financières. »

Yves Richer, du Club, a commenté le dernier élément d’information rapporté par le maire. « La prochaine rencontre traitera de ce sujet. Le maire nous a donné une liste de médiateurs pour entamer les discussions. Mais un médiateur ne prend pas de décision, il encadre les discussions entre deux parties. On doit définir le processus pour effectivement tenter d’aller au bout de la validité de l’acte notarié de 1965. »

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