27 septembre 2019
Le chef d’un nouveau parti indépendantiste dépose sa candidature
Par: Denis Bélanger

Michel Blondin lors de son passage à L’Œil Régional. Photo Sarah-Eve Charland | L’Œil Régional ©

Un autre chef de parti se présentera dans la circonscription de Beloeil-Chambly : Michel Blondin de la nouvelle formation politique Parti pour l’indépendance du Québec. L’aspirant député est un ancien militant du Bloc québécois qui a notamment été impliqué dans la circonscription de Verchères au début des années 1990.

La création de ce parti fermentait depuis plusieurs mois, un mouvement initié par des sympathisants de l’ancienne chef bloquiste Martine Ouellet et de l’aspirant-chef Jacques Nantel. Il compte maintenant 700 membres et quelques candidatures ont été confirmées auprès d’Élection Canada, dont celle de M. Blondin.

Ce dernier était président du Bloc dans la circonscription de Châteauguay-Lacolle. L’exécutif de la circonscription a toutefois été mis sous tutelle entre autres à la suite de la démission de cinq membres. Un geste fait, selon Michel Blondin, dans le but de l’empêcher de prendre la parole à un congrès national.

L’appui au mouvement souverainiste de M. Blondin remonte à bien des années. Il a été candidat pour le Parti québécois dans Sauvé en 1989, président du Non en 1992 pour le comté d’Iberville durant la campagne référendaire des accords de Charlottetown ainsi que vice-président du Bloc dans Verchères en 1993 alors qu’il demeurait à Saint-Marc-sur-Richelieu. Il a également été impliqué dans les exécutifs du PQ pour plusieurs autres circonscriptions et été membre d’Option nationale en 2016.

Sur le plan professionnel, il a fait carrière en administration et en gestion. On lui donne notamment le crédit d’avoir œuvré à la conception de systèmes d’organisations pour plusieurs ministères provinciaux.

Convaincu de son véhicule
Amené à justifier la création d’un nouveau parti dédié à faire du Québec un pays, Michel Blondin a répondu que sa nouvelle formation politique était la seule qui était vraiment indépendantiste. « Nous sommes les seuls qui annoncent seulement l’indépendance du Québec, tandis que les autres annoncent deux couleurs contradictoires. Ils veulent une rupture avec le Canada, mais aussi défendre les intérêts du Québec. Quand on veut rompre un lien, on ne fait pas de négociations. »

M. Blondin résume le programme de son parti en deux énoncés : critiquer le fédéralisme et faire la promotion de l’indépendance du Québec. Selon lui, c’est le seul moyen pour trouver des solutions convenables aux enjeux de la rivière Richelieu et de la tour Telus à Otterburn Park, des sujets relevant de compétences échappant au gouvernement québécois.

Une circonscription qu’il connaît
Résident de Mont-Saint-Grégoire, M. Blondin a néanmoins habité la circonscription au milieu des années 1980 et estime encore bien la connaître. « Je reste juste à côté », tient-il à ajouter. Il n’estime pas audacieux ni baveux le fait de déposer sa candidature dans la même circonscription que le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet. Ce dernier avait annoncé en avril dernier son intention de briguer l’investiture bloquiste dans Beloeil-Chambly.

« En fait, je suis le premier à déposer ma candidature. Si je suis le premier, les autres après sont les bienvenus, mais ils viennent se présenter contre ma candidature. On peut annoncer ce que l’on veut, mais les faits sont les faits. Si vous dites le contraire des faits, je ne peux rien y faire, souligne M. Blondin. Je veux aussi donner un sens à ma candidature. J’ai quitté un parti, car je veux avoir un débat d’idées publiques. »

Notons qu’au moment de réaliser l’entrevue, l’assemblée d’investiture d’Yves-François Blanchet avait lieu le soir même et sa candidature avait été confirmée le lendemain.

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