12 février 2020
Laurent Duvernay-Tardif de retour au bercail
Le champion célébré en grand
Par: Denis Bélanger

Laurent Duvernay-Tardif en compagnie de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

À défaut de pouvoir amener le vrai trophée Vince-Lombardi au Canada, LDT a pu contempler une réplique sculptée avec détails dans la glace.

Laurent Duvernay-Tardif a rencontré les médias avant de prendre part au défilé.

Tout sourit pour le footballeur Laurent Duvernay-Tardif. Entre deux importantes bordées de neige vendredi et lundi, dame Nature a collaboré pour offrir un soleil radieux dimanche pour le grand rassemblement organisé à l’extérieur par la Ville de Montréal en l’honneur du récent vainqueur du Super Bowl.

Des centaines de personnes se sont déplacées sur le site de la Fête des neiges au parc Jean-Drapeau pour voir l’athlète originaire de Saint-Jean-Baptiste. Duvernay-Tardif s’est évidemment prêté à des séances photo et de signatures d’autographes. Le joueur de ligne offensive des Chiefs de Kansas City aurait bien aimé pouvoir apporter le trophée Vince-Lombardi. Mais le Saint Graal du football américain ne voyage pas comme le fait la Coupe Stanley. L’animateur québécois Kevin Raphaël a trouvé un plan B, en remettant au champion une sculpture de glace du trophée.

LDT a reçu l’invitation de la Ville de Montréal tardivement la semaine dernière et son équipe a réussi à orchestrer le tout en moins de 48 heures. Notons que Laurent Duvernay-Tardif est revenu au bercail la veille.
Le lendemain du défilé, Laurent Duvernay-Tardif a été honoré au Centre Bell avant le début du match du Canadien de Montréal et a eu droit à une très belle ovation des partisans. Il est à se demander s’il avait encore de l’énergie à fêter mardi, jour de son 29e anniversaire.

Penser à ses proches
Laurent Duvernay-Tardif a pris le temps de répondre aux questions des journalistes avant le défilé. LDT est revenu notamment sur la deuxième demie du Super Bowl, difficile pour son équipe et lui. Rappelons que l’attaque des Chiefs ne parvenait pas à se mettre en marche et Duvernay-Tardif a provoqué des pénalités et accordé un sac du quart. Il a été ennuyé par une blessure au mollet.

Pour rester positif dans la rencontre, il s’est concentré sur un jeu à la fois et les Chiefs sont revenus de l’arrière pour remporter le match aux dépens des 49ers de San Francisco.
«?Quand tu sens que tu n’es pas à 100 %, c’est un défi physique, mais surtout un défi mental. On dirait qu’à chaque jeu, je me trouvais une motivation. Sur un jeu, je jouais pour [mon ami Sasha Gavhami]. Celui d’après je le jouais pour Flo [Florence Dubé-Moreau, sa conjointe]. La prochaine séquence était pour la gang qui était venue me voir, pour mes parents, pour les gens du Québec.?»

Un voyage à Tokyo peut-être!
Le Super Bowl a permis à Laurent Duvernay-Tardif d’être réuni avec ses parents et ses deux sœurs, ce qui n’arrive pas souvent dans une année. Il a été notamment touché du fait que sa petite sœur Marilou a pris une pause du camp préolympique en aviron. « Qu’elle puisse se déplacer et prendre un vol Victoria-Vancouver, puis Vancouver-Toronto, puis Toronto-Montréal, puis Montréal-Miami […], c’est extrêmement touchant. Nous n’avons pas la chance d’être les cinq ensemble. Pendant ce tout petit moment après la partie, à travers le chaos médiatique, de pouvoir se faire un câlin, c’était beau. »

En parlant de sa famille, le grand gaillard a démontré encore une fois son humilité et sa reconnaissance pour les gens qui l’entourent, en se disant le moins athlétique membre du clan Duvernay-Tardif. « Mon père part faire 80 km de ski de fond par jour et couche dans les bois, comme un coureur des bois. Ma sœur [Delphine] a fait du ski de fond. Et Marilou est à Victoria [pour essayer de décrocher une participation olympique]; je lui souhaite le meilleur. Nous sommes vraiment privilégiés de vivre tous ces moments. »

Laurent Duvernay-Tardif a confié qu’il essaiera sûrement de rendre la pareille à sœur en se déplaçant à Tokyo si sa cadette parvenait à percer l’équipe olympique canadienne d’aviron.

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