4 décembre 2019
Le centre aquatique fermé pendant un an
Par: Denis Bélanger

Le maire Yves Corriveau Photos François Larivière | L’Œil Régional ©

Le maire Yves Corriveau Photos François Larivière | L’Œil Régional ©

Les dommages du bâtiment sont perceptibles au-dessus de ce mur.

Le grand bassin du Centre aquatique de Mont-Saint-Hilaire sera inaccessible aux usagers pendant au moins un an, ou peut-être même deux ans, à la suite de la découverte d’anomalies dans la vieille partie construite dans les années 1960. La Ville étudie plusieurs scénarios pour offrir aux gens des solutions temporaires.

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Mont-Saint-Hilaire planifiait depuis un certain temps des travaux majeurs au Complexe aquatique et à l’hôtel de ville. Un mandat avait été accordé en novembre 2018 à une firme d’architectes pour consolider les études techniques et élaborer divers scénarios. C’est dans cette optique qu’un rapport des lieux a été demandé, incluant l’ouverture des murs dans le cadre d’éventuels travaux de réfection.

« C’est un problème structural, ce n’est pas le toit lui-même, mais ce sur quoi est accoté le toit, explique le directeur général de Mont-Saint-Hilaire, Daniel-Éric St-Onge. Il y a risque d’affaissement des murs ainsi que des problèmes d’inclinaison en raison du poids de la neige. »

« Il y a eu de l’air humide qui a travaillé les assises de bois. La maçonnerie est aussi atteinte », a ajouté le maire Yves Corriveau.
La piscine et le petit bassin sont fermés depuis le 27 novembre. La Municipalité s’est mise en mode urgence avant la rencontre officielle avec les experts pour la présentation du rapport. « Nous avions su que nous recevions un rapport préliminaire et que ce dernier allait parler de danger imminent pour la structure du bâtiment et de sécurité. Nous avons rencontré rapidement les gens du conseil. Bien que nous n’avions pas tous les détails, le terme danger était suffisant pour inciter les élus à fermer la piscine, a poursuivi M. St-Onge. Est-ce qu’on aurait pu prévoir le coup? Non, il fallait ouvrir le mur pour le découvrir. »

Notons que l’hôtel de ville, qui se trouve dans l’édifice adjacent, et les composantes qui se sont greffées au bâtiment d’origine en 2005, dont le petit bassin, ne sont pas visés par le rapport préliminaire.

Plusieurs options envisagées
À court terme, les employés de Mont-Saint-Hilaire analysent toutes les possibilités pour accommoder les citoyens et la soixantaine de salariés du centre aquatique. La Ville analyse la possibilité de garder ouvert l’accès au petit bassin. Mont-Saint-Hilaire veut aussi vérifier si son personnel pourrait combler certaines heures et même fournir des sauveteurs à Belœil.

Rappelons qu’une entente de réciprocité existe déjà entre Belœil et Mont-Saint-Hilaire pour permettre aux résidents des deux villes de se baigner au tarif résident. Mont-Saint-Hilaire envisage aussi d’entamer des discussions avec la Corporation aquatique de Saint-Hyacinthe.

Consultations à venir
La situation de la piscine pourrait aussi modifier le plan match concernant le mécanisme de consultation. La Ville a indiqué il y a plusieurs mois que les citoyens seraient consultés pour l’avenir de l’hôtel de ville et du centre aquatique et que plusieurs scénarios seraient proposés. « Nous avons toujours l’intention de consulter les citoyens, assure le maire Yves Corriveau. Nous voulons toutefois prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses. Nous sommes conscients que cette nouvelle affecte beaucoup de personnes. »

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