29 août 2018
Le carré noir
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Il fallait bien mettre une image pour illustrer le candidat libéral dans les publicités du débat des candidats à venir dans Borduas, le 10 septembre prochain. Le carré noir aura remplacé la photo du candidat le temps que le parti en désigne un, cette semaine.

On apprend donc que Martin Nichols sollicitera un mandat comme député libéral. Si M. Nichols n’est pas élu dans Borduas, il risque de se présenter sous les couleurs du Parti conservateur du Canada, aux prochaines élections fédérales.
Les convictions qui le mènent semblent en ligne avec les libéraux, mais sa candidature arrive tard dans le processus électoral, alors que la campagne bat déjà son plein. On ne peut s’empêcher de penser que le Parti libéral a eu de la difficulté à recruter un candidat dans Borduas, un ancien fort péquiste qui a cédé la place à un caquiste (sur la fesse, avec moins de 100 voix d’écart) en 2014. On se demande si le PLQ, arrivé en troisième place lors des dernières élections, a tout simplement abandonné l’idée de gagner la région. Et que le candidat libéral accepte d’en prendre une au nom de l’équipe.
Faut dire que les autres candidats ont déjà entamé le combat, Simon Jolin-Barrette (Coalition avenir Québec) et Cédric G.-Ducharme (Parti québécois) en tête, qui se font voir partout et qui multiplient les annonces. Le chef du PQ, Jean-François Lisée, a même lancé sa campagne ici pour faire résonner un message fort: le PQ veut reprendre Borduas.
Mais il aura fort à faire. Le député sortant Simon Jolin-Barrette a le vent dans les voiles, et il faudrait se fermer les yeux devant les signes révélateurs pour dire le contraire. Sa formation est en avance dans les sondages et plusieurs élus de la région, dont le maire de Mont-Saint-Hilaire Yves Corriveau et l’ancien maire de McMasterville Gilles Plante, l’ont carrément appuyé, saluant son travail dans la circonscription.
Je ne sais pas à quel point un appui d’élus municipaux peut influencer une campagne électorale locale, mais il ne peut certainement pas nuire. Ces élus deviennent ainsi des ambassadeurs pour le candidat de la CAQ.
Mais le PQ a une influence dans la région et je sens déjà la mobilisation. Car même si le député sortant Jolin-Barrette martelait en entrevue le 18 août dernier sur les ondes de LCN que le Parti libéral était l’adversaire de la CAQ, j’ai bien l’impression que l’ancien carré noir ne sera pas sa plus grosse menace dans le comté le 1er octobre prochain.

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