6 septembre 2017
Complexe aquatique
Le candidat Rémi Landry condamne les propos de la mairesse
Par: Vincent Guilbault
Rémi Landry. Photo: Archives

Le candidat à la mairie de Belœil Rémi Landry condamne les propos de la mairesse Diane Lavoie concernant les opposants au projet de piscine.

En séance publique du conseil municipal du 17 juillet, les esprits se sont échauffés autour du dossier de la piscine. Devant les questions de citoyens, dont Rémi Landry, Mme Lavoie a rappelé que le référendum sur le complexe aquatique avait été remporté par les citoyens en accord avec le projet à 61 % des voix (taux de participation de 35 %). Devant l’insistance des questions sur les coûts du projet, Mme Lavoie avait souligné, comme le rapportait L’Œil Régional le 2 août dernier, que des membres du Comité du non, s’opposant au projet dans sa forme proposée, avaient appelé au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour condamner le projet, au lendemain du référendum. «On a manqué de perdre une subvention de 9,5 M$ parce qu’un petit groupe fait des représentations pour l’ensemble des citoyens […] Je commence à trouver ça ordinaire», avait dit la mairesse.

Dans une lettre envoyée au journal, le chef du Parti des citoyens, M Landry, tient à remettre le pendule à l’heure. «Rappelons que le référendum concernait strictement un règlement d’emprunt d’une somme de 13, 425 M$ pour une dépense totale de 14, 675 M$. Sur ce montant, tous les élus, sans exception, n’ont-ils pas martelé à plusieurs reprises, tout au long de la campagne référendaire, qu’il était impossible que le coût dépasse ce montant, vu la formule Conception/Construction? Aussi ceux qui sont intervenus [le 17 juillet] étaient-ils en droit de vous interroger, entre autres, sur les raisons d’une augmentation de 2 millions aux coûts projetés, ce qui était contraire à vos engagements référendaires.»

Selon lui, même si le référendum a été remporté par la Ville, les élus n’ont pas carte blanche pour modifier le projet. Même si la Coalition contre le non a été dissoute au lendemain du référendum, et que M. Landry persiste à dire qu’il n’a jamais contacté le ministère pour condamner le projet, il ne peut empêcher des opposants au projet de poser des questions. «Nous évoluons dans une démocratie libérale et qu’il n’y a pas de lois empêchant les gens de véhiculer leurs opinions. Je ne peux donc pas empêcher les 2000 citoyens qui ont voté contre le projet du règlement d’emprunt de contacter des autorités ministérielles ni dicter à celles-ci si elles doivent enquêter ou non.»

D’autres questions

En plus du dépassement de coûts concernant le projet de piscine, M. Landry questionne la Ville sur le choix d’offrir seulement 60 espaces de stationnement au lieu de 100, comme le proposait initialement le projet. Ce changement forcera la Ville à s’entendre avec les promoteurs du Groupe Maurice pour avoir accès au stationnement de la résidence pour personnes âgées.

M. Landry avance aussi que les plans initiaux présentés en février dernier laissaient supposer que le Complexe aquatique allait être situé près de la rue Saint-Jean-Baptise. Toutefois, dit-il, les nouveaux plans montrent que le complexe sera enclavé et éloigné de la rue. À quelques semaines à peine avant le début des travaux, dit-il, la Ville ne peut pas dire exactement où sera situé le complexe sur le terrain. «Oui, je chiale, mais ce que je dis, c’est que ce n’est pas ce qu’on nous avait promis.»

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