9 juillet 2020
Le bâtiment de la Chocolaterie du Vieux-Belœil démoli
Par: Sarah-Eve Charland

Cinq ans après l’incendie qui a endommagé plus de 50 % du bâtiment, l’immeuble au 960, rue Laurier, où se trouve la Chocolaterie du Vieux-Belœil, est passé sous le pic des démolisseurs la semaine dernière.

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Le mari de la propriétaire, Gilles Brodeur, espère obtenir le permis de construction cet automne pour enfin entamer une nouvelle étape dans le processus qui a été ralenti par un litige avec les assurances. Il souhaite inaugurer le bâtiment en décembre ou en janvier.

« Le premier plancher sera commercial. Le deuxième pourrait être commercial ou résidentiel. On va voir ça en cours de route. Ça va dépendre de la demande. […] Normalement, la Chocolaterie du Vieux-Belœil reviendrait. Le bureau de comptable, lui, a déménagé et ne reviendra pas », explique M. Brodeur.

La Chocolaterie du Vieux-Belœil poursuit ses ventes en ligne pendant la construction et dans différents points de vente de la région. L’atelier de fabrication de chocolats fins et de caramel est toujours fonctionnel.

Un incendie, causé par une cigarette oubliée, avait endommagé de façon majeure le bâtiment en 2015. À l’époque, on y retrouvait quatre logements à l’étage. Comme le bâtiment était endommagé à plus de 50 %, la propriétaire n’avait pas besoin de passer par une demande au Comité de préservation du patrimoine bâti de Belœil pour le démolir. Le bâtiment avait été construit en 1846, mais de multiples travaux avaient dénaturé son allure d’origine.

En 2017, la propriétaire espérait rénover le bâtiment. Toutefois, le litige avec la compagnie d’assurances n’a pas permis de réaliser le projet tel que prévu. Quelques années plus tard, aucune compagnie n’acceptait d’assurer le bâtiment, pressant ainsi sa démolition.

« C’était un beau bâtiment. On l’aurait gardé, mais on perd environ 25 000 $ de revenus chaque année et on n’était plus assuré. […] Pour la reconstruction, la Ville donne des directives et on va les suivre », poursuit M. Brodeur.

Le projet devrait être soumis au Comité consultatif d’urbanisme (CCU) sous peu. L’architecte Caroline Bousquet, qui est aussi responsable du projet au 939, rue Guertin et du Carré Saint-Jean-Baptiste, s’occupe de ce projet. La construction pourrait représenter un investissement allant de 850 000 $ à 1 M$. Des plans ont été dessinés, mais ne peuvent être dévoilés, explique M. Brodeur, tant que le litige n’est pas fini. Aucune date n’est connue pour le moment pour l’audience devant un juge.

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