4 février 2020
Laurent Duvernay-Tardif dans le salon des amateurs de la région
Par: Denis Bélanger
Laurent Duvernay-Tardif (centre) et le quart-arrière Patrick Mahomes (AP Photo/Patrick Semansky)

Laurent Duvernay-Tardif (centre) et le quart-arrière Patrick Mahomes (AP Photo/Patrick Semansky)

Le footballeur de Saint-Jean-Baptiste Laurent Duvernay-Tardif a réalisé dimanche ce qu’aucun autre athlète né au Québec n’avait fait avant lui en remportant le Super Bowl. Le joueur de la ligne offensive des Chiefs de Kansas City a peut-être entendu d’une certaine façon les partisans de la région l’encourager et partager avec lui ses déceptions et sa joie. Pour ce moment unique, L’Œil Régional a fait la tournée de cinq partys locaux.

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La soirée a commencé chez Pascal Lamoureux et ses 25 convives à sa résidence de Belœil. Depuis 2003, M. Lamoureux entretient une gageure traditionnelle avec son grand frère André qui l’a initié au football. Le perdant du pari doit acheter au gagnant la casquette officielle du Super Bowl. Cette année, c’était à André que revenait le premier choix. Au grand bonheur de Pascal, son aîné avait prédit une victoire des 49ers de San Francisco.

Pascal Lamoureux et son grand frère André montrent leur collection de casquettes et de billets du Super Bowl. Photos Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

La tournée s’est poursuivie au premier quart chez le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau. Ce dernier a pu développer ses connaissances du football en suivant les exploits de son neveu avec les Carabins de Montréal. Le maire se devait d’organiser un plus gros party de la NFL qu’à l’habitude. Il a accueilli au premier quart la mairesse de Saint-Jean-Baptiste, Marilyn Nadeau, une football mom qui a plus tard rejoint d’autres parents de footballeurs.

Yves Corriveau et Marilyn Nadeau, deux maires au parti pris. Mme Nadeau brandit une pancarte laissée sur le côté de sa voiture par un partisan anonyme!

Le deuxième quart s’est déroulé encore à Mont-Saint-Hilaire chez les entraîneurs de l’équipe midget des Pirates du Richelieu, organisation dans laquelle Laurent Duvernay-Tardif a fait ses premiers pas au football. Encore près de 25 personnes étaient du rendez-vous, dont quelques audacieux qui se rangeaient derrière les Niners. Les conversations portaient sur la générosité de Duvernay sur son temps et de l’immense fierté que ressentaient les entraîneurs de voir un ancien de l’organisation jouer au Super Bowl. À la mi-temps, l’angoisse était palpable alors que les deux équipes étaient sur un pied d’égalité.

Le président des Pirates, Marc Labrecque, en compagnie des hôtes de la soirée, des parents d’anciens joueurs des Pirates.

Après le spectacle de la mi-temps, l’écoute du match s’est poursuivie à la Légion canadienne royale d’Otterburn Park. Une cinquantaine de partisans s’étaient réunis au début de la soirée. Tel qu’anticipé par l’organisateur, l’ambiance était calme et plusieurs amateurs ont quitté les lieux alors que les Chiefs ne généraient plus rien en attaque et que les 49ers prenaient l’ascendant.

La Légion canadienne d’Otterburn Park a aussi accueilli beaucoup de personnes à l’occasion du Super Bowl.

 

L’optimisme des partisans des Chiefs était mince au début du quatrième quart chez des parents d’anciens joueurs des Pirates, à Saint-Jean-Baptiste. En fin de partie, les cris des supporteurs de Laurent se sont multipliés au fur et à mesure que les Chiefs reprenaient le dessus du match. Fan des Chiefs depuis longtemps, le président des Pirates, Marc Labrecque, admet avoir vécu dimanche son plus stressant Super Bowl. Il était bien fier des accomplissements de Laurent et avait bon espoir que le champion pousse d’autres jeunes vers ce sport. M. Labrecque espère avoir la chance de féliciter Laurent en personne.

Les entraîneurs de l’équipe midget des Pirates du Richelieu se sont réunis à Mont-Saint-Hilaire pour encourager Laurent-Duvernay Tardif.

Une victoire doublement satisfaisante
La coqueluche des Québécois a connu une deuxième demie difficile en allouant un sac du quart à l’adversaire et en provoquant des pénalités. Il s’est aussi possiblement blessé au mollet selon ce qu’il a déclaré à la télévision. Mais une fois le titre confirmé, ces petites erreurs ne pesaient plus dans la balance. « Nous avons gagné, c’est ce qui compte », a-t-il dit.
L’athlète de 28 ans a pu célébrer son sacre directement sur le terrain avec sa conjointe, ses parents François Tardif et Guylaine Duvernay. Laurent avait invité une quinzaine de ses proches au grand match, dont d’anciens coachs

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