12 avril 2016
La Troupe du théâtre des deux rives dans l’univers de Denys Arcand
Par: L'Oeil Régional
Karen Poirier a reçu une greffe de poumon il y a bientôt 15 ans.

Karen Poirier a reçu une greffe de poumon il y a bientôt 15 ans.

La Troupe du théâtre des deux rives foulera les planches du Centre culturel de Belœil les 22, 23 et 24 avril prochains pour présenter sa production annuelle.

La Troupe du théâtre des deux rives foulera les planches du Centre culturel de Belœil les 22, 23 et 24 avril prochains pour présenter sa production annuelle.

La Troupe du théâtre des deux rives de Belœil jouera un des grands films du cinéma québécois avec l’adaptation de Jésus de Montréal de Denys Arcand. Et pour une deuxième année consécutive, la troupe amateur présentera sa pièce à la salle montréalaise Gesù au profit de Transplant Québec.

Sans le vouloir, les artisans de la troupe de Beloeil ont choisi cette histoire qui évoque à un certain moment le don d’organes.

Dans une scène, un des personnages est campé par Karen Poirier, receveuse  d’un don d’organe il y a plus d’une décennie. Atteinte de fibrose kystique, elle a reçu une greffe de poumon à l’âge de 22 ans.

Pour celle qui incarne le rôle de Mireille, c’est un honneur de monter sur scène au profit de l’organisme qui fait le lien entre les donneurs et les receveurs d’organes.

«Je ne pensais pas qu’un jour dans ma vie j’allais jumeler ma passion pour le théâtre, que j’ai depuis toujours, à une cause qui me tient à cœur parce que je l’ai moi-même vécue», exprime-t-elle.

La comédienne estime aussi que sa présence sur scène au profit de Transplant Québec est une façon de témoigner que la greffe fonctionne.

«C’est quelque chose avoir une greffe. Ce n’est pas ordinaire. J’ai pu accomplir tellement de choses que je n’aurais pas pu réaliser», expose Karen Poirier qui rappelle l’importance de signer sa carte pour le don d’organes.

Un divertissement

Avant la représentation-bénéfice du 30 avril au Gesù, la Troupe du théâtre des deux rives foulera les planches du Centre culturel de Belœil les 22, 23 et 24 avril prochains pour présenter sa production annuelle.

La mise en scène et l’adaptation de Jésus de Montréal sont de Yanik Laporte. Le scénario de Denys Arcand raconte l’histoire d’un comédien appelé à renouveler un spectacle sur la Passion du Christ. Cette œuvre propose une réflexion sur la place de la spiritualité dans une société où la consommation est omniprésente.

Selon Yanik Laporte, la réflexion est toujours d’actualité, même encore plus pertinente qu’il y a 27 ans à la sortie du film.   

«Si on a tassé la religion, c’est parce qu’il y avait des raisons valables. […] Je pense que c’était probablement une bonne chose. Mais on a perdu le sens du sacré. On a perdu quelque chose de rassembleur. Là, tout est axé sur l’ego, sur Facebook.»

La pièce ne porte pas seulement sur la religion ou la réflexion. Elle saura aussi amuser les spectateurs, promet Yanik Laporte.

«C’est un divertissement, assure le metteur en scène. Il y a des zones qui sont très drôles. Il y a des zones qui sont très touchantes. On passe à travers toute la gamme des émotions.»

Il est possible de réserver les billets sur le site Eventbrite.

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