10 août 2018
La résidence de Mont-Saint-Hilaire parmi les établissements en débrayage
Fin des grèves dans les Résidences Soleil
Par: Denis Bélanger

Les Résidences Soleil de Mont-Saint-Hilaire.

Les conflits de travail sont terminés dans les cinq Résidences Soleil en grève. Des rencontres devant le conciliateur au cours des dernières semaines ont permis de dénouer l’impasse aux établissements de Mont-Saint-Hilaire, Granby, Laval, Pointe-aux-Trembles et Saint-Laurent.

Les quelque 300 employés des Résidences Soleil, membres du syndicat des Teamsters affilié à la FTQ, étaient en grève générale illimitée depuis le 17 juillet. Le cœur du litige était la rémunération des employés alors que, selon le syndicat, l’écart salarial entre leur salaire et ceux de leurs homologues au public atteignait jusqu’à 6 $ de l’heure.

La Résidence de Boucherville était elle aussi touchée par une possibilité de grève, mais une entente de principe, acceptée à 74 % par les employés, a permis d’éviter un débrayage.

Écart salarial dénoncé
Selon l’entente de principe, les augmentations salariales, qui varient selon les corps de métier, atteindront jusqu’à 2,21 $ de l’heure. Les contrats de travail auront une durée de quatre ou de cinq ans selon les établissements. Les membres qui ont participé aux assemblées syndicales ont voté majoritairement en faveur des ententes de principes.

Les précédents contrats de travail dans ces établissements prenaient fin pour la plupart en 2017 et ont nécessité de nombreuses rencontres, tant avec l’employeur qu’en présence d’un conciliateur.

«Nos membres ont fait la bataille, ce qui leur a permis de bénéficier d’augmentations encourageantes, mais il y a encore des disparités injustes entre le privé et le public, a fait remarquer le président de la Section locale 106 des Teamsters, Jean Chartrand. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement provincial qui doit corriger la situation et combler l’écart en établissant des normes minimales pour tous les travailleuses et les travailleurs de l’industrie.»

Enjeu provincial
Même si la grève est terminée, le leader syndical croit toutefois que le nouveau gouvernement devra se pencher sur la situation des employés de résidences pour personnes âgées après les élections de cet automne. Le syndicat soutient qu’en l’absence d’un comité paritaire pour normaliser les conditions de travail des employés, la qualité des soins pourrait se dégrader.

«La poursuite dont Québec fait l’objet pour maltraitance des aînés dans les CHSLD, notamment, est la sonnette d’alarme qui devrait réveiller les fonctionnaires et les élus, dit-il. Une société riche comme la nôtre ne peut faire des économies sur le dos des personnes âgées et des travailleurs: le futur gouvernement devra intervenir de manière décisive immédiatement après les élections cet automne.»

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