26 mars 2020
Loi sur la santé publique
La Régie de police écarte la répression
Par: Sarah-Eve Charland

Les policiers sont de plus en plus interpellés à démanteler des attroupements. Photothèque │L’Œil Régional ©

La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent mise encore sur la persuasion pour faire appliquer les dispositions de la Loi sur la santé publique, alors que d’autres corps policiers ont opté pour un décret d’état d’urgence.

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« On n’en est pas là, mais ce n’est pas complètement exclu. Il y a beaucoup de dénonciations sur l’ensemble du territoire. Elles nous sont adressées et on les vérifie. On intervient par la persuasion et non par la répression quand les situations s’avèrent problématiques », explique le sergent Jean-Luc Tremblay.

Bien que le volume d’appels ressemble sensiblement à ce que la Régie recevait avant les mesures de distanciation sociale, les appels ont surtout pour objectif ces jours-ci de dénoncer des rassemblements qui contreviendraient aux consignes gouvernementales.

« Des fois, des gens croient qu’il y a un attroupement parce qu’il y a beaucoup de voitures. On vérifie. Des fois, c’est correct. Toutes les personnes vivent bien à cette adresse. On s’assure de vérifier », ajoute M. Tremblay.

Les effectifs sont sensiblement les mêmes qu’auparavant, mais ils concentrent davantage leurs efforts sur le respect de la Loi sur la santé publique. Les policiers maintiennent les patrouilles dans les municipalités. « Dans les parcs, les policiers observent l’usage des gens. Les aires de jeux sont accessibles, mais pas les modules de jeux. Par exemple, si des gens marchent dans le parc, c’est permis. Il faut permettre aux gens de sortir dehors tout en respectant la Loi sur la santé publique, en évitant les rassemblements. »

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