27 août 2015
La piscine municipale d’Otterburn Park au grand écran
Par: L'Oeil Régional
Karine Bélanger (à gauche) et la comédienne Julianne Côté.

Karine Bélanger (à gauche) et la comédienne Julianne Côté.

CINÉMA. La piscine municipale d’Otterburn Park aura son moment de gloire grâce à une ancienne sauveteuse, Karine Bélanger. La jeune femme qui travaille maintenant dans le domaine du cinéma est originaire de la région et a choisi le bassin du parc Edmond-Auclair pour tourner son tout premier film.

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Ses quatre années passées comme sauveteuse à la piscine otterburnoise lui ont inspiré le court-métrage Maîtres nageurs. «J’ai emmagasiné beaucoup d’anecdotes, d’observations», mentionne la réalisatrice.

Le film se déroule en pleine canicule. La piscine municipale est alors prise d’assaut par des baigneurs. À l’extérieur de l’eau, un groupe de jeunes sauveteurs ont la responsabilité de surveiller les nageurs.

Le court-métrage se passe entièrement entre les clôtures du bassin. Le film est en fait davantage un portrait sur un lieu, la piscine municipale, qu’une histoire sur des personnages, décrit la cinéaste de 27 ans. «C’est un truc un peu plus d’atmosphère qui se passe sur un été.»

Trois jours de tournage

Du 17 au 19 août, Karine Bélanger a tourné trois jours à la piscine municipale d’Otterburn Park, accompagnée d’une équipe de quelques dizaines d’acteurs, de figurants et de techniciens. Elle devra retourner à la piscine pour une dernière journée de tournage lorsque le bassin sera vide, à la fin de la saison.

Avec des 30 degrés et plus au thermomètre, la température de la semaine dernière a bien cadré avec l’atmosphère caniculaire décrite dans le synopsis du film. Les chaudes températures ont toutefois obligé l’équipe de tournage à utiliser de la fausse pluie pour une scène.

Choix de la piscine

Karine Bélanger a fait le tour de plusieurs piscines avant d’arrêter son choix sur celle de la rue Mountainview. Selon la réalisatrice, la piscine du parc Edmond-Auclair offre un potentiel cinématographique «très intéressant».

«On ne sait pas exactement où est-ce qu’on est. On n’est pas non plus dans une piscine rénovée des dernières années. Donc, on ne sait pas non plus en quelle année on se trouve, mais on devine un peu.»

Les grands arbres qui bordent le site donnent aussi l’impression d’être dans un lieu mystérieux, ajoute-t-elle.

Festivals

Le montage de la comédie dramatique devrait se finaliser au mois de novembre. Comme pour la plupart des courts-métrages, la vie de Maîtres nageurs sera déterminée en festival.  «Si un festival important s’intéresse au film, à ce moment-là on peut espérer que le film voyage beaucoup», explique la créatrice.    

Pour son premier film, Karine Bélanger a reçu un financement de la SODEC dans le cadre du programme d’aide aux jeunes créateurs.

À l’emploi d’une boîte de production après des études cinématographiques, la jeune femme connaît bien le domaine du cinéma et sait fort bien qu’il s’agit d’un milieu difficile.

Mais la coordonnatrice chez Coop Vidéo de Montréal ne ferme pas la porte à d’autres projets de réalisation. Elle attend de voir ce que va lui réserver la distribution de son premier court-métrage.

Déjà, Karine Bélanger a un autre scénario dans ses tiroirs qu’elle a écrit avant Maîtres nageurs, mais dont elle n’a pas encore réussi à faire financer. «Qui sait? Ce sera peut-être le prochain», lance-t-elle.

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