15 avril 2015
La «petite histoire» d’Étienne Boulay
Par: Denis Bélanger
Étienne Boulay a lancé quelques ballons avec les joueurs des Pirates.

Étienne Boulay a lancé quelques ballons avec les joueurs des Pirates.

La petite histoire de l’ancien joueur de football professionnel, Étienne Boulay des Alouettes, a de quoi motiver plusieurs jeunes athlètes à aller jusqu’au bout de leurs aspirations malgré un petit gabarit.

Étant un des deux porte-parole du Salon Week-end Santé, l’ancien porte-couleurs des Alouettes de Montréal a pris d’assaut la scène de la Zone conférence pour raconter son parcours qui l’a mené jusque dans les rangs professionnels. Son entrée en scène a été précédée par une démonstration des chearleaders des Pirates de la Vallée-du-Richelieu. Après sa conférence, il a eu à relever un défi de tractions contre les gagnants d’un concours.

 

Un fou du football

À se fier aux dires de l’athlète, il avait de l’énergie à revendre quand il était gamin. «J’étais dynamique. J’étais probablement pas loin du TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité)», a-t-il lancé avec humour.

 

Après avoir essayé plusieurs choses, dont du piano et du théâtre, Étienne Boulay est tombé en amour avec le football. Il a choisi son école secondaire en fonction de son sport préféré.

 

À sa première année au secondaire, il mesurait moins de 5 pieds et pesait moins de 100 lb. Mais sa petite taille n’était pas son premier obstacle. «C’est ma mère, qui avait peur pour son petit gars. J’ai dû la convaincre. Elle a dit oui en pensant que je me ferais ramasser dès le début et que je reviendrais à la maison pour lui demander de m’inscrire au tennis.»

 

Étienne Boulay s’est plutôt accroché. Il est revenu au sein de son équipe scolaire en 2e secondaire en dépit du fait qu’il avait été cloué sur le banc la saison précédente. Sa persévérance a évidemment porté ses fruits. «C’est vraiment en 3e secondaire que j’ai réalisé que je voulais devenir un footballeur professionnel.»

 

L’organisation des Alouettes peut remercier le ciel de la ténacité de Boulay. S’il n’avait pas recouvré le ballon in extremis en fin de match à la Coupe Grey en 2009, les Alouettes n’auraient jamais eu la chance d’entamer une dernière poussée offensive qui a finalement mené au botté victorieux de Damon Duval.

 

École et football

Étienne Boulay a profité de la tribune pour rappeler que le plan académique ne doit pas être négligé quand on souhaite percer les plus hauts rangs du football. «À un certain moment, je voyais surtout l’école comme une activité sociale. Par la suite, j’ai simplement porté une plus grande attention. Et plus tard, j’ai coupé ma vie sociale pour me concentrer sur mes études et le football.»

 

Boulay a aussi révélé qu’il avait un petit côté contrôlant. «J’avais choisi d’étudier en kinésiologie pour comprendre ce que je faisais.»

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