11 juin 2015
La petite histoire derrière le concours de force de Polybel
Par: Denis Bélanger
Ce n'est pas léger une pierre d'Atlas

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Vendredi, l’école secondaire Polybel tenait déjà la 12e édition du Défi de force, communément appelé concours «d’hommes forts». Un projet qui est né après qu’André Phaneuf, policier sociocommunautaire de la Régie de police Richelieu–Saint-Laurent, ait surpris deux jeunes en train de s’introduire sans permission dans un local afin de s’entraîner.

 «C’était sur l’heure du midi. Les jeunes avaient ouvert la serrure grâce à un couteau.  Ils m’avaient confié qu’ils n’avaient pas le droit d’être là, car il n’y avait pas d’adulte pour les surveiller», se rappelle André Phaneuf.

L’un des deux jeunes avait été renvoyé de l’école secondaire Polybel l’année précédente en raison de problèmes de consommation. Il voulait absolument finir son secondaire à Belœil. Il avait été réadmis à la condition qu’il demeure dans le droit chemin.

«L’autre jeune était son frère qui s’était porté garant de lui. Il voulait l’occuper sur l’heure du midi, car son frangin aimait s’entraîner. Par la suite, on a ouvert un local puis acheté de l’équipement pour la salle de musculation. Cela a gagné en popularité. Nous nous sommes dit que ce serait bien de donner un but aux jeunes et Hugo Girard était alors très populaire. Nous avons ainsi décidé de mettre sur pied un concours d’hommes forts.»

André Phaneuf est un adepte de l’entraînement ayant participé à des compétitions de culturisme. «J’ai terminé trois fois 3e à M. Canada. Je suis condamné à terminer à cette position. J’envisage de  participer une dernière fois aux Jeux mondiaux des policiers et pompiers qui auront lieu à Montréal en 2017. Ça sera peut-être aussi la première de mon fils.»

Forte participation

Ils ont été 28 jeunes, provenant de 15 écoles, à prendre part au Défi régional de force. Certains d’entre eux ont constaté que la force n’est pas le seul atout qu’il faut posséder pour connaître du succès dans ce type de compétition.

«Il y a un jeune au physique imposant, se disant qu’il n’avait pas besoin de s’entraîner, qui l’a appris. On appelle ça maintenant des compétitions d’athlètes de force. Il faut aussi avoir du cardio», ajoute André Phaneuf.

L’appellation de concours d’hommes forts n’est plus appropriée aussi parce que des membres de la gent féminine devraient bientôt participer au défi. Une jeune athlète de force de Shawinigan devait être de la compétition, mais a eu un empêchement. André Phaneuf espère pouvoir attirer l’année prochaine une autre «fille forte» de Chambly.

 

C’est William Lefebvre, 3e l’an dernier, de l’école Val-Mauricie, qui a remporté la compétition. Exclu de justesse du podium en 2014 avec le 4e  rang, Gabriel Fortier de Polybel a décroché la  2e  position et, Pierre-Olivier Laflamme du Carrefour de Varennes, la 3e.  La bannière de   championne est revenue à l’École secondaire des Chutes de Shawinigan.

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