15 mars 2018
KIA NIRO
La petite dont on parle peu
Par: Marc Bouchard

J’avais été impressionné par la Kia Niro lors de mon essai original au Texas. Mais évidemment, quand on essaie une voiture dans un environnement de cette nature, avec des trajets prédéterminés et des routes de grande qualité (le Texas a moins de problème de nids-de-poule que nous), il est difficile de trouver de vrais défauts à un véhicule.

Quelque douze mois plus tard, alors que la Kia Niro est bien implantée chez les concessionnaires, j’ai donc fait le choix de me remettre derrière son volant. Et j’ai été tout aussi favorablement impressionné par le petit véhicule.

On ne parle pas ici d’un véhicule de grand luxe, ni d’un véhicule hautement sportif. Au contraire, la Niro est un multisegment de petite taille dont la principale qualité est l’économie de carburant. Il faut dire que sa motorisation hybride contribue à cette consommation relativement réduite. Et ce sera mieux encore dans quelques mois lorsque la Niro sera finalement offerte en déclinaison hybride branchable ou 100 % électrique. Mais rien n’est encore officiellement annoncé.

Motorisation hybride

Sous le capot de mon véhicule d’essai, un petit moteur 4 cylindres 1,6 litres de 104 chevaux, jumelé à un moteur électrique de 43 chevaux, ce qui, par la magie de la combinaison des puissances, donne une puissance réelle de 139 chevaux! Une donnée qui peut sembler plutôt réduite, mais qui, dans les faits, est largement suffisante pour les besoins du petit véhicule.

Car rappelez-vous qu’il s’agit d’un petit véhicule à vocation urbaine, dont la mission est d’abord le transport agréable de quelques occupants et de leur cargo. En gros, on aime bien la motorisation électrique qui donne des démarrages plus vifs et on n’a pas réellement besoin de beaucoup de puissance pour des vitesses d’autoroute occasionnellement atteintes.

Concrètement, la Niro profite d’un bel équilibre de puissance et de vivacité, bien dirigée par une boîte automatique 6 vitesses et un rouage à traction (ne cherchez pas l’intégrale, elle n’est tout simplement pas offerte).

Équipement abondant

Comme c’est souvent le cas des coréennes, la Kia Niro profite d’une longue liste d’accessoires de série ou optionnels, selon la version choisie. Dans mon cas, la version SX, la plus haut de gamme, était au menu et elle s’est avérée complète à tous points de vue. Le système UVO d’infodivertissement est agréable et facile d’utilisation, tous les éléments de sécurité embarqués, incluant le maintien en voie, sont à bord, volants et sièges sont chauffants et ventilés et la qualité d’assemblage est sans reproche.

Bien sûr, on parle ici d’une petite voiture, dont l’espace arrière est plus limité pour les passagers. Je m’y suis malgré tout retrouvé sans me plaindre et sans obligation de compromis.

Le mot du beau-frère

Ici, un mot d’explication : chaque semaine, pour effectuer mes changements de véhicule, je peux compter sur les services de mon beau-frère, retraité. Il profite alors de l’occasion pour conduire chacun des véhicules pendant quelques kilomètres et me faire part de ses commentaires. C’est à lui que revient probablement l’analyse la plus pertinente de la Kia Niro.

Parce qu’il ne recherche pas la puissance mais préfère le confort, qu’il n’a pas envie d’investir toute sa rente de retraite dans l’achat d’un véhicule et que, pour lui, la haute technologie n’est pas une priorité, la Kia Niro s’est avérée plus que satisfaisante.

En fait, il a apprécié la position de conduite (une opinion que je partage), le confort des sièges et la douceur relative du moteur. Il n’a eu que de bons mots pour le freinage, a admiré la douceur avec laquelle le régulateur de vitesse adaptatif intervient sans être trop intrusif et a même aimé le bruit du clignotant (ce qui, dans son cas, est un dada récurrent).

En général, je suis assez d’accord avec son analyse, même si le clignotant n’est pas dans mes priorités. La vigueur des accélérations, gracieuseté d’une aide électrique (qui n’intervient pas vraiment toute seule, mais en appui au moteur à essence, sauf au démarrage) et d’un mode sport, étonne au premier abord.
On se surprend aussi à miser sur la motorisation hybride pour améliorer notre cote de consommation, en ajustant notamment les pourcentages de conduite dynamique que nous indique la voiture elle-même.
Silencieuse, avec un habitacle bien fini et un prix relativement abordable, la Kia Niro devrait s’attirer beaucoup plus d’attention qu’elle n’en a actuellement. Du moins, elle le mérite bien.

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