21 mai 2020
La majorité des écoles refusent d’accueillir « Ventre plein, j’apprends bien »
Par: Sarah-Eve Charland

Le directeur général du CAB, Patrick Thibert. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

La majorité des écoles ont préféré refuser les services de « Ventre plein, j’apprends bien » du Centre d’action bénévole (CAB) de la Vallée-du-Richelieu même si le gouvernement a énuméré la sécurité alimentaire parmi ses justifications pour la réouverture des classes.

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Le 4 mai, le CAB a contacté 18 écoles. De ce nombre, quatre ont répondu positivement pour offrir le service à nouveau. L’organisme a exigé une validation avec les directions d’école concernant leur volonté de laisser entrer des gens ou du matériel externe dans l’école. Par la suite, une école s’est finalement retirée. Cette démarche a été réalisée avant le report de la réouverture des écoles en septembre. L’organisme attend des réponses d’écoles en dehors de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui ont ouvert leurs portes le 11 mai.

« Nous ne pouvons être déçus de cette décision, car elle relève avant tout de la volonté de protéger les élèves. C’est pourquoi nous réitérons notre capacité à soutenir les familles, en dehors des écoles, avec notre service de dépannage alimentaire, tout comme nos collègues sur le territoire, soit les Chevaliers de Colomb et le Grain d’Sel », affirme le directeur général du CAB, Patrick Thibert.

Afin d’assurer la sécurité du service, tout le personnel et les bénévoles doivent signer un formulaire d’autodéclaration de symptômes. Si une personne a un des symptômes liés à la COVID-19, elle doit aviser le CAB et rester chez elle. L’organisme suit les directives de la santé publique et de la CNESST sur les règles d’hygiène et de protection.

M. Thibert mentionne que c’est un couple vivant dans la même maison qui s’occupe des achats pour le CAB. Il y a un délai entre l’achat et la livraison afin de diminuer les risques de contamination sur les surfaces des produits. Les bénévoles, seuls dans leur véhicule, effectuent ensuite les livraisons vers les écoles. Le CAB a mis en place une procédure de lavage de mains obligatoire avant et après les manipulations des items. La distribution des déjeuners aux élèves relève de la responsabilité de l’école.

« Nous sommes conscients que les écoles ont fort à faire avec la gestion du changement actuellement. Bien que nous ferons un rappel, nous respecterons leur décision si elles ne veulent pas du service immédiatement. C’est pourquoi nous invitons les familles qui ont besoin d’un coup de pouce pour alléger le fardeau financier actuel et qui souhaiteraient de l’aide alimentaire à communiquer avec nous. Il nous fera plaisir de les soutenir, et ce, sans aucun jugement sur leur situation », ajoute M. Thibert.

La décision de maintenir le partenariat du programme « Ventre plein, j’apprends bien » revenait aux écoles. Sur le territoire de la CSP, seule une école à Chambly bénéficiait d’une mesure gouvernementale pour l’aide alimentaire. Ce service reprendra.

« Ce qui est offert par le CAB n’est pas une initiative du gouvernement. Il n’y a pas de directive qui émane de la CSP concernant le maintien des partenariats avec les organismes locaux tant que les directives de la santé publique sont respectées », affirme la porte-parole de la CSP, Lyne Arcand.

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